lundi 29 août 2016

Face au spectre « De-risking », le secteur privé attend des actions concrètes…


Des représentants des pouvoirs publics et du secteur privé des affaires, sans forcer sur les traits, ont évoqué les conséquences économiques et sociales désastreuses du « de-risking » et surtout l’urgence d’une action rapide et concertée pour éviter ce choc à Haïti, au cours d’une réunion tenue au centre de convention de la BRH, le vendredi 26 août 2016. Après la prise de conscience, il faut les actions. « Le banquier est satisfait de la tenue de cette réunion et attend les retombées, à commencer par la réunion promise pour mardi. A ce moment-là, on verra l’agenda et les progrès », a confié tout de go au journal Claude Pierre-Louis, le directeur général de la Sogebank. « Le pays ne peut risquer cette catastrophe », a-t-il insisté, soulignant que le « de-risking », outre l’impact sur les transferts d’argent, peut avoir des « impacts sociaux importants ». « Le gouverneur l’a dit, cela peut avoir des impacts sur l’emploi », a indiqué Claude Pierre-Louis, qui a salué la tenue de cette rencontre.

Pour une économie qui importe entre 65 et 70 % des ses produits de consommation de masse, il faut craindre plus qu’une pénurie, a évoqué Eddy Deeb, l’un des responsables du groupe Deka International, vendeur, entre autres, des produits Bongu. Si le pays est frappé par le « de-risking », il n’y aura pas seulement le « risque de pénurie » et « d’inflation ». « Il faudra craindre une révolte sociale, de grands troubles. C’est un problème sérieux qu’il faut prendre au sérieux », a appelé Eddy Deeb, satisfait que le Parlement et les autres pouvoirs de l’Etat comprennent la nécessité d’agir vite.

« Si tout marche bien, c’est un problème qui sera résolu d’ici deux semaines », a estimé Carl Braun, P.D.G. de la Unibank. « Je crois que la BRH et le secteur financier sont prêts à aller de l’avant pour en finir avec ce dossier », a-t-il dit avant de revenir sur les mesures à prendre. A pas de course, et avant la première semaine de septembre, il faut que le Parlement vote la loi d’application de l’UCREF, la loi modifiant la loi de 2013 sur le blanchiment des avoirs et le financement du terrorisme et qu’on abroge le décret créant le centre financier international de La Gonâve, a détaillé Carl Braun, qui dit être de « nature stratégiquement optimiste » et « tactiquement pessimiste ». « Par rapport à nos intérêts nationaux, il faut rester inquiets jusqu’à ce que le problème soit résolu », croit-t-il, estimant que le momentum doit être saisi pour faire prendre d’autres mesures de conformité afin de réduire le niveau de risque associé au pays. « Il faut garder ce momentum pour ne pas être en retard dans le futur », a conseillé Carl Braun.

BUH, satisfaite, apaisée ? « Nous sommes prudent. Pas d’optimisme béat. Il faut être réaliste. Il s’agit maintenant de respecter les engagements pris », a estimé le directeur général de la BUH, Mackensen Gomez.

Olivier Barreau, P.D.G. de Alternative Insurance Company (Aic) a souligné que les compagnies d’assurance étaient aussi concernées par le « de-risking ». Elles travaillent en étroite collaboration avec les banques. Des compagnies d’assurance font également des placements. La traçabilité et la transparence sont imposables à tout le monde, a expliqué Olivier Barreau, convaincu que le nécessaire sera fait pour écarter la coupe amère « de-risking » des lèvres de l’économie haïtienne. « Je crois que tout le monde a bien compris l’importance de la menace qui pèse sur nous en tant que nation et les coûts économiques et sociaux si nous n’arrivons pas à nous mettre à jour », a-t-il dit, satisfait de la tenue de cette rencontre.

Pour l’industriel André Apaid, cette rencontre est très importante parce qu’elle a mis sur le tapis l’impact économique probable du « de-risking ». Sur le secteur de la sous-traitance textile qui fournit plus de 40 000 emplois, représente presque un milliard de dollars d’exportation pour le pays, le spectre de cessation de correspondance bancaire fait très peur. Les donneurs d’ordre effectuent des transferts d’argent pour payer les ouvriers, a expliqué André Apaid. Pour des investisseurs du secteur privé, dont les Apaid, qui vont investir plus de 200 millions de dollars dans des zones franches, la situation est préoccupante. « Nous avons une boule dans la gorge quand nous entendons un risque pareil », a-t-il dit. « Il est important que les autorités s’entendent pour agir rapidement afin de protéger la croissance de ce secteur et de tous les secteurs de l’économie du pays », a appelé André Apaid, estimant que son secteur « très prometteur », à ce carrefour, est comme un levier, une locomotive pour l’économie.

Le ministre de la Justice, Me Camille Junior Edouard, a confié avoir pris acte de l’appel à abroger le décret sur le centre financier international de La Gonâve. « Au niveau de l’exécutif, nous sommes touchés par cette question et nous réagirons sous peu », a-t-il dit en marge de la rencontre au cours de laquelle le président du Sénat, Ronald Larêche, les députés Jerry Tardieu, et Price Cyprien ont fait état de la volonté du Parlement de faire ce qu’il faut et au plus vite face au spectre grimaçant du « de-risking ».

Source: Le nouvelliste

mercredi 24 août 2016

Suspension provisoire des nouveaux tarifs des produits pétroliers



Dans une note en date du 24 aout 2016, le Président de la République annonce, par le biais du ministre de l'Economie et Finances, la suspension  provisoire des nouveaux tarifs des produits pétroliers.




Nos dirigeants et hommes politiques ont-ils une conscience citoyenne?



MES POINTS SUR LES I DE MICHELE BENNETT DUVALIER.
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"Pour valoriser l'existence de l'homme, il faut nécessairement avoir une conscience historique, une conscience sociale, une conscience politique, une conscience économique, une conscience culturelle et une conscience humaine en un mot". Ahmed Sékou Toure, Président de la Guinée Conakry.

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Nos dirigeants et hommes politiques ont-ils une conscience citoyenne?
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Le Président Jean Claude Duvalier déclara le 24 Septembre 2007: "Ce n’est ni le dollar ni l’euro qui sauveront Haïti, si en nous-mêmes le vide moral et l’absence d’un humanisme persistent au point que la corruption est devenue le tueur numéro 1 de l’effort et de l’imaginaire national".


Depuis 30 ans, Haïti vit une longue période de déstabilisation politique, économique et sociale. Tout a commencé le 7 Février 1986 quand le Général Henri Namphy, poivrot de son état, invita le peuple, en bégayant, à une "bamboche démocratique". Des lors ce fut l'escalade de la violence par des groupuscules manipulés par le petit prêtre aux yeux exorbitants et assoiffé de sang. Ces messieurs du CNG, soit ils étaient incompétents ou trop accaparés a asseoir leur pouvoir, ont laissé s'installer l'anarchie, en laissant piller et détruire écoles, hôpitaux, bâtiments et biens publics, maisons et commerces. Ces généraux et messieurs du CNG ont fermé les yeux sur l'assassinat de centaines de miliciens (VSN) qui périrent par le "supplice du collier" prôné par un Aristide dérangé mentalement. Dès lors, cela a été l'escalade de la violence dans notre pays: assassinats politiques, enlèvements contre rançons, viols, crimes crapuleux, insécurité galopante. Plus de 3 crimes par jour sont commis en Haïti. Dés jeunes des cités et des bidonvilles sont armés jusqu'aux dents. Impensable il y a 30 ans. Nos vies n'ont plus de valeur. 

30 ans que nous nous contentons du médiocre. Comme on dit en créole: "nous laide, nou la". Où est passée notre dignité?


Haïti n'est plus au bord du gouffre. On y est déjà! Haïti est dans le coma. Avec la complicité de l'international, les entreprises d'Etat, jadis rentables sous le gouvernement de Jean Claude Duvalier ont été démantelées ou vendues. Haïti est devenu un état tributaire de l'aide étrangère. Oui! On est devenu des mendiants. On ne produit plus rien et on importe tout. Du café en passant par le riz, du poulet, le porc, la farine, le sucre, le ciment et bien d'autres produits de première nécessité. De 1986 a 2016 la plupart de nos dirigeants et hommes politiques, avec la complicité de certains membres du secteur privé, d'affairistes, et d'organisations internationales se sont évertués à vendre nos ressources au plus offrant pour grossir leur compte en banque. Tout ce qui était rentable pour l'Etat Haïtien a été privatisé. Aucun homme politique Haïtien n'a dénoncé la main mise des Clinton en Haïti, qui ont aidé a faire reculer le pays. Le couple Clinton s'est enrichi entre autres, avec la privatisation de Téléco, de la cimenterie, de nos ports, de la loterie, de nos ressources minières pour ne citer que ceux-là. Nos ressources naturelles comme les forets, le pétrole, l'or ou autre sont la chasse gardée des intérêts américains et du couple Clinton.

Nommé par Obama pour gérer les fonds donnés à Haïti après le tremblement de terre, aucun Président, Sénateur ou Député de la République n'a interpellé Bill Clinton sur l'utilisation de ces fonds. Ah oui! Pardonnez moi, j'oubliais, Ils ont construit le parc industriel de Caracol, un échec! Ils ont financé l'Oasis qui est en faillite et le Marriott qui n'a pas de touristes. Des fiascos!

Lors des élections en 2011, Hillary Clinton, proconsul en tarlatane a favorisé et imposé le chanteur en soutien de gorge rose, au 2eme tour des élections. Et le peuple et la bourgeoisie ont cru que ce vulgaire chanteur de carnaval allait sauver Haïti. Préval a accepté, la queue entre les jambes de sacrifier son poulain à l'époque, Jude Célestin, sinon ce serait l'exil pour lui. A-t-on le complexe du "blanc"?

La Minustah? Cette dernière composée de pieds nickelés internationaux, porteurs de choléra, violeurs et pédophiles, est plutôt présente pour protéger les intérêts étrangers en Haïti.

30 ans que notre pays est déstabilisé, meurtri dans sa chair. Aucun homme politique, aucun candidat, n'a pu ou n'a voulu redresser la barre et faire le constat des maux qui accablent notre pays depuis toutes ces nombreuses années. Ils n'ont tous eu qu'un seul mot a la bouche comme excuse: c'est de la faute des Duvalier! Après le départ de Jean Claude Duvalier, bonjour la démocratie. 1986 a 2016. Oh démocratie!! Combien de crimes sont commis en ton nom? Pas seulement des crimes de sang, mais aussi des crimes économiques. Le scandale de l'aide des fonds Petrocaribe n'arrête pas de faire la une des journaux. C'est devenu un vaudeville. Du gouvernement de Préval a celui de Martelly, tous les responsables se dédouanent et sortent des notes de presse. Responsables, mais pas coupables. Le plus drôle d'entre eux est mon petit "High Tech" en talonnettes! Mon chouchou! Mon petit connard préféré! Ce charlot est monsieur-ex de tout: ex-premier ministre, ex-ministre de la Planification, ex-ministre des Affaires Étrangères du gouvernement Martelly, pour finir ex-futur candidat a la présidence sans décharge. Et bientôt, je l'espère, ex-haïtien! On l'a échappé belle aux dernières élections truquées et avortées de 2015! Dans une note de presse, monsieur "High Tech" dit qu'il n'a rien géré du tout! Il est blanc comme neige! Oh seigneur! Il prend tous les haïtiens pour des idiots et je lui donnerai la communion sans confession. Avant Haïti, il a fait le tour de certains pays d'Afrique et a obtenu le titre de "Docteur Honoris Causa de la corruption en Afrique" (sources journaux africains et haïtiens).

"High Tech" s'est fait révoqué de son poste de premier ministre de Martelly sous la pression des USA pour corruption (source Miami Herald). Ensuite, le nom de son plus proche collaborateur est retrouvé dans les Panama Papers. Les soi-disant projets sociaux de son gouvernement, financés avec les fonds Petrocaribe, tels que: Kore moun andikape, kore fanm nan agrikilti, Kore etidyan, kore Peyizan, kantin escolè, restoran kominotè, ti manman chéri, bon solidarité... sont tous bidons. Martelly/High Tech et leurs bandes ont "Kore" tout un peuple, même les handicapés! Durant son gouvernement, et pour avoir la main mise sur tout, il a fait nommer des membres de sa famille et ses petits copains a tous les niveaux des postes de l'Administration et de la Diplomatie, et ce au détriment des fonctionnaires de carrière de l'administration publique. On a même vu des pisseuses nommées Ambassadrices auprès de pays tres importants pour Haïti. On aura tout vu! C'est sex in the city! Sous l'administration des charlots Martelly/Lamothe, plus de 600 millions de dollars de contrats sont donnés a des firmes étrangères sans appel d'offre. Trop fort! C'est normal que le petit "High Tech" aux petits appendices crie au scandale après les résultats du rapport de la Commission Anti-corruption, car ses 30% de commission sont pris a la source! Ce petit monsieur n'a jamais rien signé, ni décaissements ou autres. Et pour essayer de se refaire une virginité, mon petit "High Tech" crée une Fondation du nom de son père qui est une coquille vide. Pauvre papa! Un conseil que je donnerai volontiers a ce petit rigolo: restez loin de la politique, votre courte carrière en politicaillerie est finie, vous êtes démasqué et le peuple Haïti en se portera mieux et Haïti aussi et please! Remettez votre chemise rouge qui vous sied à merveille et retournez en Afrique pour faire des affaires. Haïti n'a pas besoin d'affairistes et d'un monsieur 30%. Haïti ce n'est pas un jeu de Monopoly! Et pendant qu'on y est, prenez votre ex-boss, ex-associé, Martelly et sa clique avec vous. Comme Préval l'avait dit au peuple a cause de la situation économique désastreuse du pays: "Nagé pou sorti". Adios "High Tech et Co.

J'aimerais que nos dirigeants et hommes politiques méditent et réfléchissent à ceci: La notion de responsabilité se perd dans notre pays, ou le peuple n'a plus de voix et il n'a droit qu'aux larmes.

Et pour rappeler la fameuse phrase de mon Président, je vous demande: Qu'avez vous fait de mon pays?

Michèle Bennett Duvalier
Paris, France
Le 23 août 2016




mardi 23 août 2016

UCREF mande Otorite Lajistis peyi Dayiti yo chèche konn kote Jovenel Moïse jwen lajan pou'l gen 14 kont la bank chaje ak lajan.

Jovenel Moïse

Yon Enstitisyon Leta nan peyi Dayiti mande Otorite Lajistis yo chache konn ki kote Jovenel Moise jwen lajan pou'l gen 14 comptes en banques chaje kòb ak pil machine tounèf li anrejistre nan OAVCT.


Rapò UCREF bay M. Jovenel Moise lafièv frison. Enstitisyon sa a mande Otorite yo, tankou Pakè tribinal Pòtoprens, al fouye zo nan kalalou pou konn ki kote Jovenel Moise pran lajan pou'l louvri 14 (comptes en banque) nan BPH, BNC, BUH, SCOTIABANK ak KOTELAM.


UCREF fè konnen, se atik 35 lwa 11 novanmm 2013 la, ki ba l dwa sa. Pandan plizyè lane lap swiv M. Jovenel Moise, li sezi wè ki teknik li itilize pou'l "blanchi" lajan sal. Nan 14 kont lajan an goud oubyen dola meriken yo. Gen 6 (comptes courants) 2 (comptes conjoints) ak madanm ni Marie Etienne Martine Joseph Moïse. 6 lòt yo se kont komèsyal. Li louvri 2 sou nom « COMPHENER S.A » kote'l bay Luc Ambert Saindoux ak Pierre Richard Joseph dwa siyati pou pran lajan maten midi swa san pwoblèm; gen 2 lòt li louvri sou nom « AGRITRANS S.A », 2 dènye yo pote nom « Jomar Auto Parts », sa a se madanm ni kap koupe rache ladann.

UCREF di, gen anpil depozit ki fèt nan (comptes en banques) sa yo ki bay tèt vire. "Par exemple, en un seul jour, une somme de 1 million 570 mille gourdes est déposée sur un compte commercial à la BPH ; du 16 janvier 2012 au 29 avril 2013, des dépôts journaliers effectués sur le compte conjoint à la BNC des époux Jovenel et Martine Moïse s’élèvent à 5 millions 552 mille 999 dollars américains et 50 centimes "... selon rapò la.

Mete sou sa, yon kolonn chèk ki ekri sou non yon biznis Jovenel Moise o benefis 2 moun : Isonès Etienne ak Winsky Knagg. UCREF di non mesye sa yo parèt pratikman nan tout tranzaksyon kap fèt yo.

Aloske, sou youn nan kanè ki nan BNC yo, tout depozit yo fèt CASH ak dola vèt meriken, san pèsonn pa rive konn ki kote lajan sa yo soti. L’UCREF signale en ce sens un dépôt cash de 202 mille 250 dollars américains effectué le 16 janvier 2012 sur le compte en question.

UCREF kontinye pou l di, nan dokiman ofisyèl OAVCT nan dat 7 mars 2013, [2 lane selman apre Martelly pran pouvwa a] Li jwen yon lis 45 machin byen chè ki anrejistre sou nom Jovenel Moise, 31 ladan yo tounèf. UCREF di tou, avan machin sa yo te achte, li jwen M. Jovenel Moise ki se prezidan antrepriz ki rele « Jomar Auto Parts », « Agritrans S.A » ak « COMPHENER S.A », te deja gengnen (16) machin. Pandan yap mennen envestigasyon an, li achte 29 lòt machin. 28 ladan yo tounèf.

UCREF di nan rapò l la, li paka jwen ankenn dokiman ki ta dwe prouve sous lajan sa yo. Nan sans sa a, li mande otorite yo konkou, espesyalman komisè gouvelman. Nan DGI, kote anketè yo t'al rapouswiv envestigasyon an, yo jwen « Jomar Auto Parts » ki pou M. Jovenel Moise pa peye patant denpi diab te kaporal. Nan menm dokiman yo, gen 2 patant yo bay AGRITANS S.A. youn pou Import/Export lòt la pou Industrie alimentaire aloske COMPHENER S.A ap prodwi epi vann leta elektrisite, selon sa yo di.

UCREF di li pat fasil pou mennen ankèt la. Gen anpil lèt li voye bay M. Jovenel Moise ki rete san repons. Anplis de sa, gen 3 lòt (comptes en banque) yo pa rive analize. Alòs, jwèt pou otorite lajistis yo. [Sources judiciaires/RK/22 août 2016]

Radio Kiskeya


L’UCREF soupçonne Jovenel Moïse d’implication dans des activités de blanchiment des avoirs


Jovenel Moïse
Certaines de ses transactions bancaires et des acquisitions de 2007 à 2013 ne correspondent apparemment pas à des opérations salariales et/ou commerciales

L’entrepreneur Jovenel Moïse a géré des fonds qui n’ont apparemment rien à voir avec ses entreprises, selon un rapport d’analyse partielle de ses comptes bancaires et de ses acquisitions du 5 mai 2007 au 31 mai 2013, transmis lundi pour les suites utiles aux autorités compétentes, dont le Parquet du Tribunal civil de Port-au-Prince, par l’Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF), « conformément à l’article 35 de la Loi du 11 novembre 2013 relative au blanchiment et au financement du terrorisme . »

L’UCREF a scruté quatorze (14) comptes bancaires dont Jovenel Moïse est signataire à la BPH, à la BNC, à la BUH, à SCOTIABANK et à KOTELAM. L’inventaire desdits comptes montre que l’investigué a ouvert, en son nom personnel, six (6) comptes courants et deux (2) comptes conjoints avec son épouse Marie Etienne Martine Joseph Moïse. Les six (6) autres sont des comptes commerciaux. Deux (2) sont ouverts au nom de « COMPHENER S.A » avec l’autorisation de signature des Sieurs Jovenel Moïse, Luc Ambert Saindoux et Pierre Richard Joseph. Deux (2) autres sont détenus au nom de « AGRITRANS S.A » et cosignés par Moïse et Pierre Richard Joseph. Les deux (2) derniers, ouverts au nom de « Jomar Auto Parts », sont cosignés avec Marie Etienne Martine Joseph Moïse, l’épouse de Jovenel Moïse.

L’UCREF relève que certains montants de dépôts retracés sur ces comptes paraissent « évocateurs ». Par exemple, en un seul jour, soit le 21 janvier 2013, une somme de 1 million 570 mille gourdes est déposée sur un compte commercial à la BPH ; du 16 janvier 2012 au 29 avril 2013, des dépôts journaliers effectués sur le compte conjoint à la BNC des époux Jovenel et Martine Moïse s’élèvent à 5 millions 552 mille 999 dollars américains et 50 centimes.

Un nombre important de chèques est émis sur un compte ouvert au nom d’une entité commerciale, à l’ordre notamment de seulement deux (2) bénéficiaires dont les noms apparaissent pratiquement dans toutes les transactions, en l’occurrence les nommés Isonès Etienne et Winsky Knagg.

Les opérations de dépôt constatées sur un des comptes dollars domiciliés à la BNC sont en espèces, c’est-à-dire en cash. Elles portent sur plusieurs dépôts journaliers mobilisant des montants très importants dépassant le seuil exigé pour la « déclaration de provenance de fonds ». L’UCREF signale en ce sens un dépôt cash de 202 mille 250 dollars américains effectué le 16 janvier 2012 sur le compte en question.

En ce qui concerne les biens mobiliers de Jovenel Moïse, l’UCREF relate un document officiel de l’OAVCT en date du 7 mars 2013 établissant une liste de quarante-cinq (45) véhicules enregistrés à son nom, dont 31 neufs. L’agence de renseignements financiers affirme n’avoir pas été en mesure de vérifier le coût et la date d’acquisition de ces véhicules.

L’UCREF relève par ailleurs que le Sieur Jovenel Moïse, président des entreprises dénommées « Jomar Auto Parts », « Agritrans S.A » et « COMPHENER S.A » disposait au préalable, dans son patrimoine, de seize (16) véhicules : douze (12) usagés et quatre (4) neufs.

« Au cours de la période couverte par l’investigation, il a acquis vingt neuf (29) autres véhicules, dont vingt-huit (28) neufs et un (1) usagé. Parmi ces acquisitions, seize (16) matériels roulants dont quinze (15) neufs, ont été achetés en 2009. Et, parmi les véhicules neufs, onze (11) ont été enregistrés un seul et même jour, soit le 22 juillet 2009. »

De l’avis de l’UCREF, les chiffres relevés dans les comptes analysés et les acquisitions de matériels répertoriées ne sont pas soutenus par des opérations salariales et/ou commerciales. De ce fait, dans l’attente de documents complémentaires, l’organisme de renseignements financiers transmet aux autorités compétentes, pour les suites utiles, un rapport partiel d’analyse des activités financières de Jovenel Moïse et de ses entreprises.

Des documents soumis par la DGI avancent que « Jomar Auto Parts » appartenant à Jovenel Moïse n’avait pas payé sa patente depuis l’exercice 2006-2007, mais continue à déposer ses états financiers régulièrement. Selon les mêmes documents, au cours d’un même exercice fiscal, deux patentes différentes ont été délivrées à AGRITRANS S. A, l’une l’inscrivant dans le secteur d’activités Import/Export et l’autre la situant dans celui de l’industrie alimentaire, à l’exception des boissons. La COMPHENER S.A évolue dans le secteur d’activités « Production et Distribution d’électricité ».
L’UCREF souligne les difficultés rencontrées dans le cadre de son travail, des réponses à certaines de ses correspondances à des institutions financières demeurant encore sans suite. Trois comptes de Jovenel Moïse au niveau de certaines des banques de la place n’ont pas été analysés. [Sources judiciaires/RK/22 août 2016]

Radio Kiskeya

lundi 22 août 2016

Nòt pou laprès Komite Ekzekitif Oganizasyon Politik Fanmi Lavalas



Nòt pou laprès
21 out 2016

Òganizasyon Politik Fanmi Lavalas te toujou di li ede akouche pouvwa a, li pa opouvvwa. Fanmi Lavalas tande menm jan ak tout pèp la ogmantasyon pri gaz la ki vin ogmante mizè pèp la. Pandan manman ak papa pitit ap soufri anba grangou, lavichè ak ensekirite, pandan yo poko menm wè klè ak ouvèti lekol la, chalè gaz la ki monte a vin fè tèt yo pi cho.

Twòp se twòp, lè a rive pou pèp la rale yon souf. Twòp se twòp, lè a rive pou pèp la retounen opouvwa avèk Fanmi Lavalas. Lè sa a, ogmantasyon pri gaz pap vin ogmante soufrans pèp la, men la jwenn lapè nan tèt, lapè nan vant.

Yon sèl nou fèb,
Ansanm nou fò,
Ansanm, ansanm nou se Lavalas.

Komite Ekzekitif Oganizasyon Politik Fanmi Lavalas

Haitian Senate accuses former ministers of corruption





Port-au-Prince (AFP) - Haiti's Senate on Wednesday accused 15 former ministers and senior officials of corruption, nepotism and illegal procurement during their management of a public finance program.

The allegations concern Venezuela's Petrocaribe program, initiated by the late Venezuelan president Hugo Chavez to supply cheap oil to Haiti and other Caribbean and Central American countries. They have 25 years to pay their bills at an interest rate of 1 percent.

Haiti has spent 12 years in the program, under whose terms the impoverished Caribbean nation has received loans of more than 2 billion dollars for financing economic and social projects.

The Senate's ethics and anti-corruption committee investigated management of those funds because "there is a feeling among the population that the funds were poorly used at best and at worst, partly diverted to personally enrich certain executives with the responsibility to manage them," the committee said in a report.

Months of investigation led the committee to conclude that the management of Petrocaribe funds represents "a vast deception of the state," the report added.

The probe uncovered the illegal awarding of contracts, misuse of emergency laws and backdated contracts, the report said, which "confirmed suspicions of nepotism, malfeasance and corruption in the program's management."

The report's six pages of executive summary that were released provided no details about dates or amounts of money involved.

Two former prime ministers, Jean-Max Bellerive (November 2009 - May 2011) and Laurent Lamothe (May 2012 - December 2014) top the list of implicated officials.

The committee called on the judiciary to launch a further investigation into the actions of those ministers and private entrepreneurs suspected in the embezzlement of public funds.

Haiti has been plagued by decades of political and economic crisis. Transparency International ranked it 158th among 168 countries on its global corruption perception index in March.

AFP