mercredi 21 mars 2018

Les relations et le courage

Opinion- Société

Regard de la Fenêtre
Les relations et le courage

-Survol sur le courage “d'être femme”; un exemple: Rihanna.
- Questionnement sur la société haïtienne: N'est-elle pas une société machiste enfantée de la matrice matriarcale?
-Un témoignage sur la violence domestique.
-la femme poto-mitan.
- Survol sur le courage en rapport avec le “féminisme nouvelle génération”

Par Michelle Mevs

TEXTE PUBLIÉ SUR HAITI OBSERVATEUR LE 21 MARS 2018

Haïti- “Cherchez la femme” dit-on souvent comme s´il fallait la trouver puisqu'elle agit tapie dans l´ombre; mais, n'est-ce pas avant tout découvrir la place qu´occupe l´homme -à visage découvert? Tout ceci pour que j'en arrive à déceler ici quelques éléments sur la relation complexe homme-femme, laquelle impact profondément l'espace familiale et la sphère nationale.

Commençons par cette énervement de Rihanna contre Snapchat illustré par Reuters. Il s´agit d´un buzz qui a eu lieu sur le web à la mi-Mars. Il m'interpelle à plus d'un titre mais essentiellement pour le courage dont Rihanna fait montre. C'est un fait divers qui a toute son importance. Quand Rihanna s'adresse à la direction de la plateforme Snapchat lui disant combien elle trouvait honteux pour Snapchat de banaliser la violence conjugale, de médiatiser négativement son histoire personnelle!”

Lisons donc le Poste au´a fait Rihanna sur instagram le 15 Mars à l´adresse de SNAPCHAT:

“Snapchat, tu n'es pas sans savoir que tu n'es pas mon appli favorite mais j'essaie de comprendre qu'elle était l'idée derrière tout ce ramdam. J'aimerais appeler ça de l'ignorance, mais je sais que vous n'êtes pas idiot à ce point. Vous dépensez de l'argent dans un truc qui fait honte aux victimes de violences domestiques en vous en moquant. Ne prenez pas ça pour un ressenti personnel, je n'ai pas grand chose à en dire, mais pour toutes les femmes, les enfants et les hommes qui ont été victimes de violences domestiques dans le passé et pour ceux qui n'ont toujours pas trouvé la force d'en parler. Vous les laissez tomber! Honte à vous. Supprimez cette application.”

Oh! la “belle” réponse que celle de la “puissante” Rihanna à Snapchat! La star appelle ses fans à effacer Snapchat à cause de la publicité entreprise par cette plateforme qui ne prend pas en compte la violence faite à la femme. Il est claire que Snapchat comptait exploiter cette narrative sans aucun égards. En effet La plateforme numérique Snapchat -dans un élan publicitaire intéressé- décidait d'exploiter cet incident de violence domestique datant de l'année 2009 - et bien connu des 'internautes. Il s´agit de l´attaque aux mains de Chris Brown. Celui-ci perdait les pédales et amochait sévèrement sa petite amie d'alors, qui n'était nulle autre que la star du pop Rihanna. L'image du visage meurtri et sanglant de la star fit alors de nombreuses couvertures médiatiques submergeant le web. 

Mais voilà que le 11 Mars, c'est un montage médiatique qui fit surface sur Snapchat et qui appelait à la participation du public à un jeu étalant la photo des protagonistes, gommant l'importance du sujet, titrant et incitant à la provocation ou à la violence: “Que feriez - vous? Que préférez-vous? Flanquer une gifle à Rihanna ou foutre un coup de poing à Chris Brown?” Rihanna affectée par cette publication réagit sur instagram; Puis sur twitter, elle appela ses fans à boycotter la plateforme Snapchat. De fait, s'ensuivit une chute vertigineuse de plus de 4.34 % des valeurs de la firme, conséquence directe d'une avalanche de réactions contre cette dernière. Il s'ensuivit l'élimination précipitée de la publication et les excuses de la firme Snapchat. C'était sans compter sur le “pouvoir médiatique” et disons-le, sur la puissance de Rihanna dans ce monde. La décision personnelle de l'artiste de “défendre ses droits de victime, ceux des autres victimes et de s'assumer en femme indépendante, sont remarquables”!

Commentaires sur Rihanna au pays?

Mais, poursuivons ici notre réflexion sur les commentaires que je peux -déjà entendre- de la part de certaines femmes de notre société locale -coincées dans une féminité de séduction et de soumission à la fois- et en même temps, les commentaires de cette gente masculine et virile, qui se veut conformisme et embourgeoisée. Eh, oui! j'ose le dire -quelque peu misogyne- sans peut-être le savoir.

Ils s´écriront: “...Mais arrêter! arrêter tout de suite vos élucubration car Rihanna est loin d'être un model…” 

Jugement moral ou jugement éthique? Je m'en moque, puisque je sais ce que je sais: une victime est une victime et il n'a jamais existé de demi-victime. On ne peut jamais être un peu mort! On l'est ou on ne l'est pas, n'est-ce pas? Aussi ne vaudrait-il pas mieux attribuer l'opinion posée sur Rihanna aux préférences individuels des critiques? Certes, on peut ne pas aimer la musique pop à la Rihanna ou même le personnage de la jeune caribéenne devenue l´ icône et -provocatrice en puissance- dans le monde du spectacle international. On peut aussi comprendre que les générations “baby-boom” n´ait pas l´oreille ajustée aux nouveautés de la génération Y. Il s'agirait somme toute d´ un simple clivage générationnel.

Haïti.- La société haïtienne n'est-elle pas une société machiste enfantée de la matrice matriarcale? Je le crois!

En revanche une femme battue n'est définitivement pas l´oppresseur! Alors, il devient évident que Rihanna fut la victimes de Chris Brown mais jamais une victime consentante!

Que ce soit en Haïti ou ailleurs, si l´homme se sent en droit de dominer (machisme), il est par nature et émotionnellement profondément lié à la femme: sa mère, ses tantes, ses soeurs, ses filles sinon à sa compagne, à l'épouse ou à la maîtresse ou aux autres les “petites chéries”. Et, quand il décide d'outrepasser ses droits, il se cherche toujours l'encadrement dans la complicité, le secret, le silence que peut lui procurer une femme ou les femmes qui lui ont tant sacrifiées. (matriarcat). Or Être femme, ce n´est jamais être ennemie de l'homme, bien au contraire. C´est s'avancer dans un premier temps pour observer puis se rapprocher et donc être contre lui mais -tout contre- comme le disait allègrement Sacha Guitry ….Alors, pour la femme c'est essentiellement comprendre et agir, s'aidant de tout le courage qu'elle s'est forgé.

Haïti.- Mars 2018. Violence domestique:

En écrivant cet article je me laisse aller à penser à ce drame particulier dont je vous fais le récit à continuation. Tandis qu´il est admis au pays que l'homme haïtien façonne la femme, trop souvent, hélas, celle- ci baisse volontiers les bras pour s'assimiler au stéréotype de la dominée (subordination). C´est ainsi qu´elle est elle-meme artisan de sa victimisation. Tandis qu'en vérité la femme est bien armée pour se faire valoir. Il lui suffirait de bien saisir les enjeux de l'affaire dans sa complexité. Je me souviens encore d'avoir été profondément choquée puis immergée de tristesse quand par une indiscrétion je découvris l'état des lieux, celui d'un drame domestique gardé jusque là sous silence. La femme d'un notable, grand écrivain haïtien parvenu a une renommée internationale de grand prestige, était battue. Et l'agresseur de la fidèle épouse n'était nulle autre que son illustre époux qui la passait régulièrement à tabac... Ce cas de violence conjugale m'horripilent et me touchait à la fois. Comment est-ce que cet homme que j´admirais tant, que je prenais pour un génie de la littérature, ce brillant esprit: professeur, philosophe de surcroît, pouvait-il agir comme un animal? Pour moi: Aucune justification à cet maltraitance...C'était à n'y rien comprendre. Il me fallut beaucoup d'imagination et pas mal de perspicacité pour échafauder un hypothétique scénario d'une insupportable relation de cette femme en son foyer. Elle qui me fut décrite comme une sainte femme attaché à sa bible, dévote à Dieu mais ayant une crainte suprême: la torture que lui faisait subir son mari! Je cru comprendre ce qui se jouait-là et même sans l´avoir vérifié, je me senti quelque peu soulagée: Cet homme ne savait pas être magnanime avec une femme. Il n'en voyait pas la nécessité. Je dû dans ma réflexion admettre l'étendue de sa laideur physique qui me parut encore plus extrême en le cristallisant comme oppresseur de l´innocence. Je le jure, son niveau de culture m'avait obnubilée et rendue aveugle. Sa monstruosité égalait son génie de nouvelliste. Néanmoins, son comportement dans la relation homme-femme avait foiré a un moment de la durée peut-être avait-elle été faussée depuis longtemps. Cet homme à culture universel se comportait dans l'intimité en tyran -sans le savoir ou sans en mesurer la gravité-. Oui, je voulais absolument accorder à mon “héros écrivain” la présomption d'innocence” quant à sa motivation. En même temps, Jamais son cercle d'amis n'aurait cru cela de lui puisque son image d'intellectuel libéral et de grand penseur l'emportait et lui conférait un pouvoir supérieur. Une petite enquête me permit enfin de le comprendre un peu mieux. Lui se disait au plus profond de lui-même: Moi? comment cet ange peut-elle m´aimer? moi je la maintiendrai sous Control. Jamais elle ne m'échappera. Moi, je sais que je ne la mérite pas. Quelques furent ses traumas, cet hommes n´avait pas le droit d´imposer sa tourmente à sa compagne.

C´est ainsi que pour cacher son désarroi Madame, de son coté, s'était raptissée au vu et au su de tous, avait étouffé sa voix. Elle ne se plaignait pas et n´inquiétait personne. Victime consentante à genoux, la prière pour seul secours émotionnel, elle se métamorphosent en martyre -sans jamais avoir commis le moindre péché véniel!

A continuation, je vais parler de moi dans ce contexte. Jamais je n'ai vécu d'ostracisme ou misogynie à la maison. Toutefois, fille unique j'accordais toujours volontiers la préséance et tout mon amour à mes frères de véritables aiglons et moi à les suivre partout en vilain petit canard. Je m´essayais en” garçon manqué” pour être acceptée de la fratrie et devenir membre à part entière de la bande. Ayant lu et assimilé les aventures du "club des 5" de Enid Blyton, je cherchais l'aventure et pour y parvenir, seule à mon avis, l'acceptation de la gente masculine m´aiderait. Aussi il advint qu´ayant grandi, j'ai été plutôt indifférente aux mère conformistes qui élèvent mal leurs petits mâles de fils suivant le model a tout casser du cow-boys ou celui du Rambo bagarreur et qui modélisent leur filles en princesse portant tutu et longs cheveux. tout cela me semblait tout à fait normal. Aujourd'hui seulement, je me rend compte combien j'étais conditionnée à une conjoncture hiérarchique établie en moeurs du temps. Et moi, renforçant dès le jeune âge ce matriarcat du type résignée de mon état de fille. En final, la catégorie masculine s'envolait dans le ciel triomphant du machisme sous les applaudissements. Je participais inconsciemment de ce mouvement quand je prétendait bêtement endosser la petite part tandis que je voulais pour eux la conquête de tout l´espace. L'homme haïtien n´est- il pas entretenu dès son apparition au monde a tout prendre? Conforté dans ce jeu monarchique d'ancien régime qui consiste à régner en maître et seigneur, viendra-t-on lui demander aujourd´hui de prendre au sérieux une certaine égalité des rôles avec un genre qui n'existe que pour le servir et l'aduler?

Si je parle de courage quand est- il de la femme ou la mère “Potomitan”?


“Je rappelle que le terme Poto Mitan, est une expression créole désignant une femme Antillaise, pilier de son foyer.”(TChippie 2014) Responsable de tenir la maison sur son socle économiquement et socialement.

Stéphanie Mulot, l'anthropologue du Laboratoire Caribéen de Sciences Sociales de l'Université des Antilles, pôle Guadeloupe, affirme quand elle se réfère aux familles antillaises òu les hommes entretiennent souvent des relations simultanées avec différentes femmes - que la femme Poto Mitan- pourrait en quelque sorte encourager ou faciliter les comportements d´irresponsabilité de l'homme dans ces sociétés. Si les hommes antillais mènent souvent une vie à cheval entre deux ou plusieurs femme à la fois, forcément les enfants de lits différents sont souvent abandonnées à la charge de l'une ou de plusieurs de ces femmes “fréquentées” et devenues mères. L´injonction leur est faite en de telles circonstances de se “dédoubler” en mère-courage et sacrificielles, pourvoyeuse en alimentation , éducation, vêtement et d'assurer un certain avenir à leur progéniture. Leur échoit de la sorte un statut de famille monoparentale. La femme “poto mitan” aussi vaillante qu´elle soit et célébrée pour ses vertus, serait, pour cela justement l'instrument qui libère la voie pour l´homme. Une sorte d'échappatoire pour l'homme, lui accordant un droit à l'irresponsabilité...à son désengagement de la fonction et des obligations parentales. Une situation déjà extrême pour la femme- mère, sans grands recours, surtout quand on connaît le taux de chômage en Haïti et le manque de subvention étatique.

Ouvrons ici une parenthèse de bon aloi sur le thème: “Être femme, ce n'est jamais être ennemie de l'homme”

...Ceci bien entendu, bien au-delà de l'annonce époustouflante de certaines lesbiennes qui affichent en public leur provocation teintée de frustration et iront même jusqu'à dire ce que J´ai moi-même entendu de mes propres oreilles: … “que fait cette excroissance, ce tas de chaire molle entre les jambes musclés des hommes”... A croire qu'il faudrait les “castrer”, les “démembrer”? au nom d'une certaine esthétique sexuelle.

Ceci dit, gardons la tête froide! et je vous le dis mesdames, messieurs, la haine contre les genres: Ceci n'engage en rien le PDG de la radio! Eh oui, comme le souligne très souvent les faiseurs- d'opinion en Haïti. En l'occurrence le PDG de la radio c'est moi. Et ce papier informe seulement. Si j'étale l'opinion d'un groupe, leur choix, leur nature - cela n'est pas forcément en accord avec les miens. Inutile de dire que je trouve cette argument lesbien plus haut abjecte. En même temps, eh oui, loin de moi donc l'ambition de me faire des ennemis irréductibles de mes soeurs aux appétits vagins. Elles ont droit à leurs préférences. Si la loi en Haïti leur interdit un genre de pratique ouvertement dans la sphère publique ou le droit au mariage, et si la loi doit être respecté, cela ne veut pas dire qu´elle soit nécessairement juste aille dans le sens du respect des droits de l´homme et de femme pour autant. Il leur faudra aux lesbiennes, aux homosexuels et autres minorités beaucoup de courage et de détermination pour faire évoluer les mentalités, celle des rédacteurs de lois pour commencer. Faut dire que notre héritage colonial judéo-chrétien ne favorise nullement une ouverture d'esprit suffisante. On peut penser à l'église vaticane qui ne s'ajuste pas aux évolutions contemporaines (ce qui leur permet à dessein de faire perdurer leur pouvoir à travers les siècles). Voilà un principe qui cause bien des abus et propage l'injustice quand la curie elle même est impliquée pour commencer...

Parler de la femme haïtienne c'est surtout parler de l'homme haïtien qui motive toujours la femme et pas seulement. C´est penser au sentiments. Quand à l´amour vrai, ou la passion brûlante... Il y a tant de nuances dans ce sentiment qu´est l´amour…. Quand il s'exerce dans une relation au quotidien, dans l'interaction entre deux êtres; forcément, le cours de la relation se complique de sorte que les aides psychologiques des conseillers matrimoniaux viennent à point nommé pour sauver ce qui peut être sauvé. Que représente "le mariage", les affaires extra- maritales, le “pasaje” ? Et qu'en est-il de ce lien fragile qui retient encore deux être ensemble? De quelle force est-elle encore quand le temps a filé et usé les attaches? Mais encore que reste-t-il à sauver de l'amour en fin de tunnel du désamour? Quand on est femme, quand on est homme, comment l'assume-t-on? En face de soit: le regard de l´ autre, de la société que sont les autres. De quelle consistance est la relation en son couple? Les enjeux sont de taille. Je laisse la problématique aux spécialistes sociologues et psychologues matrimoniaux.

Parler de la femme et de sa relation avec un homme, selon moi, ce n´est pas être médisante et calomnieuse envers l´homme quelque soit ses abus ou ses tares. C'est plutôt chercher à l'appréhender dans toute sa complexité pour -embrasser et rejeter, les deux à la fois- ce qui le rend bon ou mauvais- dans son individualité toute entière. Lui même comme la femme d'ailleurs bien souvent méconnaît sa vraie nature. C´est ensuite s´assurer que le geste, l'action, la décision, le comportement... que tout ceci soit en “accordance” avec la dualité racine de l'amour -confiance et réciprocité. Sans réciprocité pas d´amour. Sans réciprocité ce serait davantage une relation d'intérêt ou de pitié. Se battre pour un homme c´est une gageure. Se battre pour un être -qui ne vous aime plus- c'est se perdre à l´avance dans un triste avenir. Parler de la femme et de l´homme c´est dire l´amour qui s'exerce face à la dure réalité et le désamour qui pourrait s'en suivre comme une menace. Faut- être deux dans la danse -tango de la perdurante- sinon vaut mieux abandonner la piste.

On aura jamais tort de tomber amoureux car l´amour est le socle magique et salvateur du monde. Je rappelle le bonheur incroyable que provoque un tel sentiment qui sans jamais être concret est pourtant pas abstraction non plus, mais toujours un lieux plein de merveilleuses illusions. Mais si je veux avancer sur le sujet, je dirais que si c´est un sentiment profond il est complexe, ne se résout pas dans la facilité. Je veux demander ici ce que peut être l´amour vrai qui n´est pas la fiction illusoire de ce sentiment entre deux êtres un homme et une femme. Je ne peux parler de la femme sans parler de l´homme. Je ne peux parler d'homme sans parler de la femme. C'est cette interaction qui m'intéresse ici. Sans tomber dans la censure, ne faut-il pas mettre en perspective les écarts entre la nature des êtres et les activités auxquelles elles sont destinées. Problématique qui évolue dans le temps et l'espace. Or les choses changent. Sommes nous capables de reconsidérer l'avenir et d'imaginer un autre genre de développement. Dans cet élan de réflexion sur la femme que je suis je me rends à l'évidence: Pas de femme sans homme pas d'homme sans femme...n'en déplaise à certains choix de genre et avec tout le respect que je dois à ceux et celles qui en tant qu´humain se livrent à l´amour en argument-massue comme pour se faire pardonner leur comportement homosexuel. Mais, avançons sur le thème féminisme.

Remarquons que Le 12 Mars dernier ramenant LE JOUR DE LA FEMME, alors António Guterres (@antonioguterres) twittait : “ Je suis fier d'être féministe. Tous les hommes devraient supporter les droits des femme et l'égalité des genres.” De plus, dans son discours le SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L'OEA précisait que La -Commission sur le Statut de la femme- est l'un des corps intergouvernementaux les plus dynamiques de l'institution qu'il dirige. Il ajoutait entre autres: “Les femmes et les filles dénoncent les comportements abusifs et discriminatoires et soyons clairs la question centrale à laquelle nous faisons face aujourd'hui est celle du pouvoir. Tandis que le pouvoir n'est pas offert, il doit être conquis. Etre féministe n'implique pas un acharnement contre aucun homme mais accorde aux femmes le respect auquel elles ont droit. (qu´en retour elles continuent de prodiguer avec générosité ou amour.) Disons ici qu'il est bon de suivre la ligne que trace Guterres sur le sujet des droits de la femme. 

Féminisme nouvelle génération: Il s'agit de dénoncer aujourd'hui sans plus attendre. générosité De régler les questions de:“ harcèlements sexuels, le tabou des règles, l’emprise des médecins sur le corps ou la langue française patriarcale” dit Marie Barbier le 20 Octobre sur l´Humanité. Aux Etats-Unis également mais bien pire c'est également une revendication d´égalité salariale en même temps que politique et sociale; -tout à fait organisationnelle et idéologique-, qui prend de la force force face à la misogynie notoire du président Donald Trump.

Le mouvement féministe nouvelle génération est plus fort que jamais, lit-on dans la presse française . En même temps aux Etats-unis, de nombreux groupes contre la violence sexuelle faite aux femmes- se déchainent sur le web par l´entremise d´ artistes d'Hollywood majeurs qui en font un moteur de dénonciation au quotidien contre de nombreux producteurs ou fortes tête célèbres et meneurs de l´industrie . Une révision de leur comportement dans le passé est actionné dès dénonciation.

Dans la foulée Antonio Guterres fait référence aux #Metoo, “#Time's Up”, “#TheTimeIsNow”, tous des hashtags de Twitter pour dire son désaccord avec le harcèlements sexuel...Le féminisme actuel décrit comme celui de la -troisième vague en France-n'est pas en reste. #Balance Ton Porc anime le débat avec bien d´autres hashtags. Hollywood est à l'avant garde des dénonciations et condamnations toutefois on n´est pas sans savoir que le mouvement a été mobilisé notamment par le monde de la musique depuis des années est en train d'aboutir grâce à la porté du numérique.

Je ne saurais omettre l´action de La reine de la pop Beyoncé qui a également beaucoup fait pour la cause féministe. Le 24 août 2014, Queen B. affichait un immense féminisme aux MTV Video Music Awards. " L’impact de fascination sur les jeunes générations a été extrêmement puissant", disait Élise Thiébaut. "B. a apporté un sentiment de fierté et rendu la cause sexy. " ajoutait-elle encore.

Je me rend compte que je suis plutôt dans la ligne de Beyoncé tandis que Chimamanda Adichie déclaré selon AFP "Le féminisme de Beyoncé n’est pas le mien". Elle reproche à Beyoncé de tout rapporter aux hommes. "Pourquoi tout rapporter aux hommes ?" Dans Flawless, Beyoncé reprend un extrait de "We Should All Be Feminists" de Adichie ( son discours de 2013). B. déplore que les femmes soient davantage que les hommes conditionnées à aspirer au mariage dès leur enfance. Queen B chante également "..est féministe, la personne qui croit en l'égalité des sexes sociale, politique, économique..." Mais pour Adichie, "le féminisme de Beyoncé donne une trop large place à la nécessité d'avoir un homme à ses côtés". ( 11 Octobre 2017) Pour ma part, puisque je dois considérer le “courage” dans ma réflexion et ne pas me laisser aller au plus simple; il me plait d'affirmer ici que l'harmonie qui peut exister dans une relation est source de grande joie! Et que l'exclusion est mauvaise. Elle risque de constituer un travers nouveau -contre lequel nous serions tous -hommes comme femmes- seront forcés de nous battre-. L'extrémisme exprimé par l'élimination d'un “genre” humain quel qu'il soit de la sphère sociale va à l'encontre de tout humanisme. Il nous en faut du courage pour faire le tour de la question!

Fin

MICHELLE MEVS @Femmedoubout