jeudi 5 mai 2016

Note de presse de la Fusion


NOTE DE PRESSE

Parti Fusion des Sociaux-Démocrates Haïtiens (FUSION) tient à partager avec les compatriotes haïtiens ses inquiétudes suscitées par certaines décisions récentes prises par le  Conseil Électorale Provisoire (CEP) de publier des résultats partiels pour les municipales et de faire entendre par le Bureau du Contentieux Électoral National (BCEN) les recours exercés pour plus de la moitié des circonscriptions.  Ce faisant le CEP affiche publiquement son mépris pour cette majorité  de partis politiques qui se sont battus pour obtenir la mise en place d’une Commission Indépendante d’Évaluation et de Vérification des élections des 9 août et 25 octobre 2016. Par ce geste, les neuf nouveaux membres du CEP annoncent déjà qu’ils ne seront pas différents des autres et encore une fois un CEP partisan, piloté par une force qui n’a pas encore dit son nom.

Il existe un consensus dans tout le pays sur le fait que seul un travail sérieux de cette commission peut redonner le niveau de confiance minimum indispensable pour l’organisation d’élections crédibles et acceptables.  Il n’y a qu’une minorité de bénéficiaires directs du travail de l’ancien CEP et les membres du Core Group, qui contestent encore l’opportunité de cette commission.  

La FUSION croit que les citoyens  sont en droit de s’interroger sur les motivations réelles du CEP actuel dont les dirigeants ont décidé d’envenimer la crise post-électorale en contestant de fait, le droit de la Commission de procéder à l’évaluation des élections municipales qui se sont déroulées le 25  octobre en même temps que les législatives et la présidentielle.  Tout le monde est unanime  à  admettre que les élections de 2015 sont entachées de graves irrégularités assimilables à de fraudes massives et personne ne devrait s’arroger le droit d’anticiper sur le contenu du rapport de la Commission et encore moins sur ses conclusions et ses recommandations.  Le mandat de la Commission est de trente (30) jours.  La sagesse et le bon sens devraient commander au CEP d’attendre cette échéance avant de s’engager dans la poursuite du processus électoral.  Les membres du CEP semblent oublier que ce sont les résultats qu’ils se précipitent à entériner qui ont occasionné le départ sans gloire de leurs prédécesseurs.  Ils semblent vouloir emprunter le même chemin avant l’heure. 

La FUSION ne prétend pas remettre en cause l’indépendance du CEP en appelant ses membres à comprendre la profondeur et la complexité de la crise post-électorale et à tenir compte des risques que cette situation fait courir à notre pays.  Le combat d’aujourd’hui est une lutte pour mettre un terme définitif à la malédiction des élections frauduleuses qui nous accablent depuis trop longtemps.   La FUSION demande au CEP d’attendre le rapport de la Commission Indépendante d’Évaluation et de Vérification, avant de prendre une quelconque mesure visant à poursuivre le processus électoral.  Il serait vraiment dommage que ce CEP prenne le risque inutile d’entacher sa crédibilité en faisant fi de la volonté des partis politiques qui ont réussi à imposer la création de cette commission.
Port-au-Prince, le 5 mai 2016

Edmond Supplice Beauzile

Présidente

mercredi 4 mai 2016

Nòt pou laprès


Nòt pou laprès

Depi  palman konteste a mete gouvènman sa an plas la li poko janm voye je gade moun ki pi pôv yo, ni montre gen yon bagay kap fèt pou ba yo espwa. Jounen jodi a, tout lopital piblik fèmen, depi twa semèn, pèsonèl tout kalite nan grèv pou egzije bon kondisyon travay. Doktè ap opere nan fènwa ak koukouy telefòn, menm yon gan se paran malad la ki pou pote’l. Mesye Privert, pase tout tan’l ap klewonnen pa gen lajan nan kès leta a. Men, chak jou l’ap nonmen ak enstale moun nan tout kò leta a, debloke milyon pou regle zafè palmantè ki poko janm gen tan, menm jan ak mesye Privert, pou voye je sou lòt kriz kap menase peyi a ni sou sou kriz nan lopital leta yo.

Pati FIZYON SOSYAL DEMOKRAT YO ap denonse konpòtman  gouvènman  an ki mete fokus sou kijan lap rive kenbe pouvwa pou lontan, pandan li pa fè anyen devan moun k’ap mouri nan lopital leta yo paske kondisyon materyèl yo pa ba yo dwa ale nan lopital prive. Malad yo bandonnen depi plis pase you mwa, pa gen dlo, pa gen dòtwa, pa gen kafeterya, pa gen kit ijans, yon lopital sal tankou peny ti dan, pa gen sekirite ...etc.  Kondisyon malad yo ap degrade chak jou pi plis. Sa’k vin bouske swen yo blije kase tèt tounen. Nou panko wè limyè solisyon pou kouch defavorize yo ki pa gen lòt opsyon ke lopital leta yo.

Sa montre aklè moun k’ap dirije’n yo pa janm panse yon jou sou kondisyon lavi pèp sa a, sitou sa ki pi mal yo. Nou konnen se yon eritaj, men nou ta montre nou konprann sityasyon moun sa yo ke nap pran tax sou do yo a pou fè yon kategori moun pran eskalye pou monte mach sosyal yo pa dis.

Grèv la touche Lopital Inivèsite Leta a an premye, li kontamine tout lopital piblik yo, tankou : Lopital Lapè,  Matènite Isaïe Jeanty, Lôpital Jistinyen Okap, nan lopital sa yo se malad ki pa gen lòt chwa ki blije rete ap soufri san pèsòn pa janm di yo pou kilè yo la.

Pati FIZYON SOSYAL DEMOKRAT yo ap mande gouvènman an pran responsabilite-l devan kalamite sa.  Nou mande pou otorite nan tèt leta-a jwen you mannyè pou elimine viris sa a nan fonksyònman lopital yo rapido presto. You mannyè pou sa ki pi pôv yo ka jwenn ti moso laswenyay.

Pati FIZYON SOSYAL DEMOKRAT yo ap mande gouvènman an poul ta komanse kek démach ki ta kapab mete prese prese you bout nan pwoblèm sa a tankou:

1-    Rankontre ak grevis pou dabo tande revandikasyion yo

2-    Diskite avèk yo sou kouman pou 2 pati you ka mete efò yo ansam pou jwen you bon jan solisyion

3-    Monte ansam you komite pou gere kriz la avek you selil ijans kap genyen you ti ekip ki gen  enfimyè avek lòt pèsonel ki enpotan nan fonksyionman lopital yo

4-    Bati ansam yon kalandrye sou tout desisyion kab mennen 2 pati yo nan yon solisyion tout bon

5-    Menm komite kap gere kriz la pwal asire swivi aplikasyion angajman 2 pati yo ap pran

6-    Komite sa fet poul genyen ladan-l represantan lopital yo avek represantan leta.

 Pou Direksyon Pati-an

Edmonde Supplice Beauzile
Presidente
Port au Prince, le 3 mai 2016

Christ-Roi Port-au-Prince, Haïti 
509-2811-7466
www.partifusion.ht
fusionhaiti@yahoo.fr

vendredi 29 avril 2016

Haiti: La paix et la sérénité ne sont pas pour demain.



Guerby Dujour


Alors que l’échec du banditisme légal est cuisant, ceux qui l'ont instaure sans scrupules se croient encore les cerbères du temple.

Ils manifestent a leur tour. Ils se font casseurs eux aussi. Ils veulent la fin tragique de Jocelerme Privert dont ils n'ont pas le contrôle des faits et gestes politiques. 

Supportés par les Yankees en quête d'un nouveau Valet pour la poursuite du colbertisme moderne, ils se croient forts. Ainsi, s'acharnent-ils a exiger la lune.

Définitivement ils sont devenus fous, ces grands mangeurs du fond petro caribe, ces amnésiques impénitents.

En tout cas, la nuit s'annonce longue. 

En cas du refus du CEP d'exécuter le rapport de la commission de vérification qui ne manquera pas de trouver la main du PHTK dans le sac a sang du crime électoral du 9 Aout et du 25 Octobre 2015, l'ancienne opposition regagnera les rues. Et ce sera a cochon, cochon et demi.  

Bondye ki konn pouki. 

Guerby Dujour



jeudi 28 avril 2016

Commission de vérification : Investiture !


C'est par de petits faits marquants que s'écrit une nouvelle histoire d'Haïti ...Les obstacles ont été nombreux. Ils venaient de partout....Mais nos objectifs primordiaux de nationaux nous commandaient d'aller de l'avant sereinement, patiemment....

La Commission de Vérification est ainsi née. Elle a été investie cet apres-midi au Palais national. Un pas décisif pour rétablir la sincérité des résultats des élections de 2015, relancer le processus électoral dans un environnement politique apaisé...


Le rétablissement de l'intégrité des processus électoraux en Haïti devra nécessairement passer à terme par le rapatriement de la souveraineté nationale en matière électorale, l'autofinancement de nos élections, et la prise en charge de nous-mêmes par nous-mêmes en tant que peuple. Les exhortations de l'actuel président du CEP, Leopold Berlanger, relative à l'établissement par l'Etat haïtien d'un Fonds Spécial Électoral budgétisé sont à considérer sérieusement par nos dirigeants présents et futurs.

La création de cette Commission repondait à une exigence. Une exigence relevant de l'esprit civique et de l'éthique démocratique. Le président de la Commission de Vérification, François Benoit, a trouvé les mots justes, au Palais, pour calmer les appréhensions et les peurs des uns et des autres : " Quand vous n'avez rien à vous reprocher, vous n'avez rien à craindre. "


Une nouvelle histoire d'Haïti poursuit ainsi sa course inexorable. Assurément. Ils ont trop fait malgré nous. Nous avons peu fait pour nous-mêmes et en accord avec nous-mêmes. Les demains d'Haïti sont condamnés à être autres.


Daly Valet
28 avril 2016

lundi 25 avril 2016

Note de presse de la Fusion des Sociaux-Démocrates Haïtiens








NOTE DE PRESSE







A trois (3) jours de l’échéance du 24 avril 2015, le Parti Fusion des Sociaux-Démocrates Haïtiens (FUSION) est malheureusement dans l’obligation de constater que, comme n’importe quel analyste pouvait le prévoir, il n’y aura pas d’élections dimanche prochain et il n’y aura pas non plus de président élu le 14 mai ni même le 14 juin. Les injonctions comminatoires et les menaces très peu diplomatiques de la communauté internationale n’y pourront rien. Nous avions prévenu la nation que l’accord mort-né du 6 février 2016 conclu entre le président Martelly et les présidents des deux chambres issues des élections contestées de 2015 en excluant toutes les organisations politiques et de la société civile, ne saurait en aucun cas constituer la solution durable à la profonde crise politique à laquelle notre pays est confronté.




La FUSION tient à tirer une fois de plus la sonnette d’alarme sur la gravité de la situation et à rappeler aux uns et aux autres que si nous sommes dans cette impasse c’est principalement à cause des fraudes et de la violence armée qui ont caractérisé les élections des 9 août et 25 octobre 2015. Si nous voulons mettre un terme à l’instabilité politique, nous devons en finir avec la malédiction des élections frauduleuses. La décision du CEP de publier des résultats partiels pour les municipales, la veille du début des discussions pour la mise en place de la commission d’évaluation, loin de contribuer à la solution du problème n’a fait que le compliquer.




Dès le 10 août 2015, la FUSION, conjointement avec d’autres organisations politiques, a dénoncé les fraudes et les violences enregistrées un peu partout à travers le pays et demandé la constitution d’une commission tripartite pour évaluer le processus électoral, condition indispensable pour crédibiliser les résultats et restaurer la confiance dans le système. Malheureusement peu nombreux ont été les acteurs politiques à partager cette position. Avec la bénédiction de la communauté internationale, à l’exception d’un nombre restreint de partis politiques, tous les candidats se sont précipités tête baissée dans la course à la présidence en espérant que de façon magique, les fraudeurs n’allaient pas oser rééditer le 25 octobre les fraudes du scrutin précédent. Au moment où de l’avis quasi unanime des acteurs politiques et de la société civile la commission d’évaluation est un passage obligé, il est surprenant et consternant de constater que le pouvoir, contrairement à ses déclarations publiques, a choisi de ne pas convier plusieurs partis politiques dont la FUSION, aux discussions pour la constitution de ladite commission.




Contrairement aux prises de position de ceux qui veulent instrumentaliser la commission au profit de leurs aspirations et intérêts politiques, la FUSION croit que celle-ci doit avoir pour seule mission de faire la lumière sur ce qui s’est réellement passé les 9 août et 25 octobre 2015 et de tirer les conclusions qui s’imposent en se fondant sur le décret électoral et les principes élémentaires de la démocratie.




La FUSION croit qu’il est possible de transformer cette crise en une opportunité unique pour la famille haïtienne de s’unir pour poser des bases solides en vue de la construction d’une démocratie digne de ce nom. Pour cela il faut, dans une démarche inclusive, mettre autour d’une table les principaux acteurs de la vie politique et sociale en vue de négocier et de conclure un véritable accord pour une transition apaisée. Ce serait l’occasion de débattre d’un vrai pacte de gouvernabilité et d’un véritable projet national.




La FUSION juge utile de redire que notre système électoral tel qu’il est conçu ne peut pas garantir des élections incontestées. La solution durable au problème électoral passe par l’introduction des urnes électroniques brésiliennes dont la FUSION fait la promotion depuis plusieurs années. Le président ne les a pas adoptées parce que d’après lui le blanc ne l’accepterait pas. Pourtant avec la moitié du montant versé par le gouvernement haïtien dans le « trust fund » géré par le PNUD pour les dernières élections, nous aurions pu acquérir le nouveau système et reprendre le contrôle de cet acte de souveraineté qu’est le choix de nos dirigeants. Ce matériel pourrait servir des dizaines et des dizaines de fois pour l’organisation d’autres élections, ce qui nous libèrerait définitivement de l’ingérence et des diktats de la communauté internationale.




La FUSION estime qu’il n’existe pas de solution expéditive au problème politique haïtien et que les discussions pour une sortie durable de la crise doivent commencer maintenant sans attendre le 14 mai pour faire le constat indiscutable de l’échec de l’accord du 6 février. Elle en appelle aux citoyennes et aux citoyens qui sont indignés par la situation actuelle, à celles et à ceux qui refusent la démocratie au rabais que la communauté internationale veut nous imposer et leur demande de rester vigilants, exigeants et mobilisés, car il en va de notre avenir en tant que peuple libre, en tant que nation indépendante.







Port-au-Prince le 21 avril 2016







​​​​​Edmonde SUPPLICE BEAUZILE







Christ-Roi Port-au –Prince, Haiti

509-2811-7466

www.partifusion.htfusionhaiti@yahoo.fr

samedi 16 avril 2016

Michel Martelly écrit au Président Jocelerme Privert‏

Michel Martelly
Port-au-Prince, le 15 avril 2016

Son Excellence
Monsieur Jocelerme PRIVERT Président Provisoire
Palais National

Monsieur le Président Provisoire, deux mois après la fin de mon mandat et après avoir négocié et signé avec vous, en votre qualité de Président du Sénat, conjointement avec le Président de la Chambre des Députés, un accord de sortie de crise, le pays est menacé par une crise plus profonde que je voulais éviter.

En effet, en signant cet accord, j’ai voulu éviter au pays une crise politique après le coup du 22 janvier 2016 et contribuer à l'exercice du jeu démocratique; c’est dans cet esprit que j’ai quitté mes fonctions à la date prévue par la Constitution, en m’assurant, comme il a été prévu, que le pouvoir soit transmis, le 14 mai 2016, à un Président légitime, issu d’élections.

Dois-je encore vous rappeler, Monsieur le Président Provisoire, que cet accord a été rédigé par vos soins, suivant vos propres termes et conditions et vous en êtes, par la suite, devenu le principal bénéficiaire, responsable direct de sa mise en œuvre ?

Il est inconcevable qu'après deux présidences à vie consécutives, ayant duré trente ans, le pays ne parvienne, trente ans plus tard, à organiser des élections qui ne fassent l’objet de contestation et qu’il soit toujours utile de se référer à l’arbitrage de la communauté internationale pour trancher. Ce constat choque tant les observateurs nationaux qu’étrangers.

Il est anormal que certains politiciens haïtiens recourent à tous les stratagèmes, du mieux qu'ils peuvent, pour empêcher la tenue d’élections et que l'on offre au monde entier le spectacle navrant qu'eux tous n’étaient motivés que par des intérêts personnels et mesquins. Un grand nombre de ceux qui se sont montrés hostiles à la tenue des élections se sont fait nommer au gouvernement de transition qu’ils veulent convertir en gouvernement définitif, sans recourir à la voie des urnes, en utilisant tous les artifices. La nouvelle donne consiste à séparer à l’amiable, copain-copain, le pouvoir exécutif avec les sénateurs, comme une sorte de butin de guerre que l’on repartit entre des officiers vainqueurs. Le Sénat est rendu quasiment dysfonctionnel aujourd’hui parce qu’aux sénateurs sont offertes des fonctions administratives à titre de récompense - les Sénateurs abandonnant le Parlement pour devenir ministres. Cette approche ne va pas tenir la route, Monsieur le Président provisoire.

Le Gouvernement actuel se donne un agenda étendu voire illimité qui ne correspond nullement à son mandat, circonscrit dans l’accord signé entre vous et moi le 5 février 2016. Cette démarche ne va pas permettre de résoudre la crise, elle va plutôt l’aggraver. 

Il est urgent d'engager le processus d'organisation du second tour des élections présidentielles et qu’un gouvernement légitime soit mis en place dans les délais prévus. Il serait raisonnable que l'on cesse d'utiliser des subterfuges pour grignoter quelques mois sur les mandats des élus à des fins inavouables. Le pays ne pourra pas tirer avantage de la répétition de cette situation consistant en cette pratique de vouloir remplacer un gouvernement constitutionnel par un gouvernement provisoire, et le renvoi des élections réglementaires sine die pour laisser un certain temps de gestion à ce gouvernement provisoire. Je voudrais en connaitre la motivation... Une telle situation va continuer à augmenter la précarité et entacher l'image du pays aux yeux de nos partenaires- bien entendu ceux qui n'ont aucun intérêt dans cette situation... C’est la raison principale qui m’a porté à choisir, parmi toutes les options, de signer l'accord du 5 février et partir le 7 février suivant. 

Les stratèges de ce gouvernement, qui se croient seuls sur la planète, instaurent la persécution sous toutes ses formes pour parvenir à leurs fins. Leur programme majeur a pour nom la "demartellisation". Ce programme consiste à humilier mes anciens collaborateurs et paradoxalement, ceux-là même qui m'ont accompagné jusqu'aux derniers jours de mon mandat. Cette manière de faire démontre l'incohérence et l'inconsistance de ces persécutions qui fragilisent la démocratie et anéantissent l'esprit démocratique. Une première tactique a consisté à les accuser de choses auxquelles ils sont complètement étrangers, que personne n'a établi. Quand ils considèrent devoir se défendre, ils sont directement menacés, accusés de contester des déclarations du Président et privés de leur liberté de mouvement. Un Commissaire du Gouvernement, ex-député du peuple, qui n’est pas juge des comptes des fonctionnaires et des Grands commis de l’Etat, commence par établir une liste d’interdiction de départ avant même d’avoir entendu ses victimes ou d’avoir vu les dossiers qui leur seraient imputables. 

Je crois en la nécessité de tout administrateur de l’Etat de rendre compte de sa gestion, cependant si la justice est aveugle, elle ne doit pas se laisser aveugler. 

Que la nation prenne garde et reste vigilante pour que la nécessaire et indispensable lutte contre la corruption ne fournisse l’occasion de commettre des injustices criardes, même au nom de la raison d’Etat, autrement comme l’avait si bien dit le Président René Préval, dans une situation semblable «peu de citoyens honnêtes, compétents et sérieux accepteront de se mettre au service de leur pays en se persuadant que l’Etat ne peut être habité que par des malveillants et des médiocres» (sic).  

Je n’ai pas signé l’accord du 5 février pour encourager la violation des droits individuels. Combien de fois ne vous est-il pas arrivé, Monsieur le Président provisoire, de vous prononcer dans des domaines qui ne sont pas les vôtres, en déni des prérogatives et responsabilités des institutions légalement constituées. En déclarant par exemple, plus d'une fois, aux membres du PHTK que leur candidat à la Présidence est classé en 5eme position alors que vous n’êtes pas membre du Conseil électoral ! Qui donc comptez-vous classer en première position, Monsieur le Président ?

Je vous invite patriotiquement à vous dépasser et à vous éloigner du chant des sirènes, car les chantres ne connaissent pas la douleur ni les responsabilités d’un président de la République. Eux croient que tout lui est possible. Malheur à un président qui croit qu’il peut tout faire. Le seul recours d’un chef d’Etat devant ces situations, c’est la loi ; il doit avoir recours en permanence à la loi. Cela m’a évité bien des égarements même s’il m’a laissé des inimitiés au sein de mon propre camp. De toute manière, il y a un choix à faire. Il y a beaucoup de voies. Moi j’ai choisi de voir les choses avec hauteur, sans roublardise. Nous devons laisser le temps des dictatures et des violences politiques derrière nous et renoncer à vouloir contrôler le pouvoir par tous les moyens, au risque de maintenir le pays dans l’indignité et le dénuement de ses citoyens. 

Si nous voulons travailler à l’instauration de la démocratie en Haïti, nous devons nous y consacrer de manière déterminée et sérieuse, de toute notre force, de tout notre être et de toute notre pensée, tellement la tentation d’aller dans le sens contraire est grande. Le seul garant, c’est le respect de nos institutions.  

C’est dans ce sens que j’avais choisi de rendre visite à tous les anciens Chefs d’Etat vivant dans le pays. Cette décision n’avait pas fait l’unanimité autour de moi. Mais ma volonté de rassembler toutes les élites et toutes les forces du pays pour l’avènement d’une ère de progrès me l’avait dicté. Je l’ai fait pour rassurer. Durant mon administration, les libertés politiques ont atteint leur apogée, la presse, le paroxysme de la liberté. Mes ministres s’exprimaient librement et je n’ai jamais trouvé aucun mal à l’expression de positions contraires. Je n’étais pas le Chef mais le coordonnateur. Je n’ai jamais considéré que j’étais le juge des actes de mes prédécesseurs ou de leurs ministres. Je n’étais pas obligé de marcher sur leurs voies, je pouvais revenir sur certaines de leurs décisions, sans essayer de les mettre en cause. Parce que la Constitution, qui doit être notre boussole, a fixé la responsabilité de chacun et de chaque institution. Sur mon bureau et ma table de chevet, il y avait toujours un exemplaire de la Constitution. Un Président de la République ne doit jamais être lassé de lire et de relire la Constitution.

Je sais que vous connaissez ce texte par cœur. On vous attribue, à tort ou à raison, une connaissance approfondie des questions administratives. Je vous encourage à lire et à relire la Constitution, nos lois administratives, les textes de procédure administrative et civile tous les jours et à ne pas vous en écarter, comme je vous supplie, pour le bien du pays, de ne pas vous écarter du texte de l’accord du 5 février que nous avons signé. La patrie vous sera reconnaissante. Ainsi votre rêve sera comblé, vos vœux exhaussés. Vous aurez acquis estime et respect aux yeux des Haïtiens et des partenaires internationaux engagés à nos côtés dans la rédemption du pays. L’Histoire vous rendra témoignage comme un grand patriote… Avant vous, d’autres ont essayé d’aller dans le sens contraire de l’Histoire, ils l’ont tous regretté. 

Les évènements de ces derniers jours m’ont motivé à vous écrire cette lettre. Je le fais en toute humilité et dans un élan patriotique, pendant qu’il est encore temps. Mon patriotisme me commande de vous recommander de ne pas céder à la tentation de ceux qui n’attendront pas le second chant du coq pour vous lâcher. 

Veuillez agréer, Monsieur le Président provisoire, les assurances de ma très haute consideration.

Michel Joseph MARTELLY
56è Président de la République d'Haïti








vendredi 15 avril 2016

Lèt tou louvri pou senatè konteste Youri Latortue


Youri  Latortu

Sek Gramsci, GREPS, LAKOU, UNNOH, MODEP, MOLEGHAF, GRAD


Pòtoprens, 14 avril 2016

Lèt tou louvri pou senatè konteste Youri Latortue
Mesye Youri Latortue, Senatè konteste Latibonit

Mesye,

Òganizasyon sendikal, òganizasyon etidyan nan inivèsite Leta a, òganizasyon popilè sa yo elatriye, salye w nan non nasyon an epi pwofite ekri w lèt sila a pou mande w onon lamoral piblik pou w bay popilasyon Peyi Dayiti ak lòt peyi kap gade w, yon ti eksplikasyon sou latriye gwo akizasyon malouk ki fèt kont ou, nan Jounal ‘’Haiti Liberte’’ ak jounal ‘’Le Figaro’’. Jounalis Kim Yves fè konnen :

1- Ou se yon mafia, yon dilè dwòg

2- Ou se youn nan politisyen ayisyen ki pi pisan ak pi kòwonpi ;

3- Ou se yon chèf gang ki gen eskadwon lanmò kap mache fè kò sasinay pou ou ;

4- Ou se yonn nan asasen pè Jean Marie Vincent epi, gen temwen ki te konstate ak 2 nawè yo ke se ou menm menm ki sasinen pè angaje sila a ki t ap patisipe nan batay pou ede peyi nou soti nan move pas ;

5- Ou se tou asasen Georges ak Antoine Izmery 2 komèsan pwogresis ki tap ede moun ki pimal yo.

Anplis, nan Jounal Le Figaro Jounalis Thierry Oberlin nan edisyon 21 desanm 2004 la, ba w ti non jwèt : “Monsieur 30%” paske lè Gerard Latortue alias Gwo Jera te premye minis, ou te konn reklame anlagan 30% pou ou nan kòb tout kontra leta ap bay. Sa se yon gwo zak kòripsyon yo reproche w pami lòt. Ki demach fòmèl ou te fè pou ekzije jounal ak jounalis sila yo prezante w eskiz piblik yo paske yo ta sanse sal imaj ou anpil anpil? Si w ta ponkò fè demach fòmèl sila yo nou ankouraje w pou w ta fè sa rapid rapid, yon mannyè pou rive lave figi w ki parèt sal anpil anpil akòz ta sanble ponkò gen anyen ki fèt pou rive blanchi w. Wap dakò ak nou, si w pa rive blanchi tèt ou, lave figi w rapidman ou pap gen kalite pou kontinye rete syeje andedan Palman konteste ayisyen an, paske yon senatè Larepiblik, menm lè li ta yon senatè konteste, paka gen sou do li tout gwo manman penba akizasyon sila yo epi pou li ta pretann kontinye syeje andedan palman an toujou. Si nòmalman w klè ak konsyans ou epi w pa yon dilè dwòg, yon kòwonpi dènye nivo, yon chèf gang, yon asasen jan sa ekri nan jounal la, fòk prese prese ou fè tout demach fòmèl yo pou w rive rapidman regle kesyon akizasyon malouk sila yo ki peze lou sou do w jounen jodia.

Gwo akizasyon grav sila yo ban nou tèt fè mal epi twouble lespri nou ak somèy nou anpil. Nou panse, senatè konsteste Youri Latortue pa nou an, ta dwe genyen lespri ak somèy twouble menm jan ak nou. Se poutèt sa nou mande w pote plent si jounalis sa yo pa aksepte rekonèt se manti yo t ap fè sou ou. Pandan tout gwo akizasyon sa yo ap peze lou sou do w, ou rive jwenn ase kouraj ak odas pou w otopwoklame tèt ou Prezidan Komisyon anti kòripsyon ak etik. Kidonk, mesye senatè konteste, ou pran tout moun nan popilasyon an pou enbesil. Eske w bliye si w te nan palè pandan tout rejim tèt Kale a ap bay ekip sila a konsèy, kouman pou yo gagote pi byen kòb Petrocaribe ya ak lòt? Apre tout tan sa a ou sot pase nan Palè pami gagotè yo, ki kalite ou genyen jounen jodi a ki ta ka otorize w rele konplis ou yo, mande yo eksplikasyon sou gagòt yo te fè? Eske wap rele tèt ou dabò kòm konplis pou vini bay pèp la eksplikasyon sou gagòt patnè w yo nan pouvwa tèt kale a fè nan lajan leta a? Ak ki entansyon w kouri antre tèt ou nan Komisyon Antikòripsyon ak etik, anplis pou w ta vini prezidan l ankò? Eske se pou w ka jwenn yon mannyè pou rive mete men sou tout dosye kòripsyon patnè w yo epi elimine tout dosye sila yo pou ampeche lajistis mete kòd nan kou pa w ak patnè kowonpi w yo? Eske tou, se yon mannyè pou ta rive pwoteje ak lave patnè kòwonpi w yo ?

Ou ta sanble bliye Richard Morse (RAM) ki se bonjan kouzen Michel Martelly te oblije kouri kite Palè nasyonal akòz li te revòlte devan kantite vòl ak kòripsyon ki tap taye banda nan Palè nasyonal. Lè sa a ki kote w te ye, mesye senatè konteste? Ou pat gen je lè sa a pou w te wè menm jan ak Richard Morse Koripsyon sa yo nan palè kote w tap bay konsèy la? Nou vle fè w konprann, popilasyon an pa enbesil jan w panse-l la. Nou konprann ou!!!

Nou pwofite felisite w paske nou tande w di ou te fè Fritz Mevs ekri w yon lèt eskiz epi w te fèl peye w twa san mil (300.000) dola meriken pou difamasyon li te fè sou ou, lè li tal di nan Anbasad meriken isit ou genyen bonjan relasyon ak kèk dilè dwòg kolonbyen epi w tap pare pou w mete kanpe ansanm ak yo yon antrepriz kriminèl nan Peyi Dayiti. Pou kisa, mesye senatè konteste, ou pa fè menm jan an nan ka jounalis sila yo pou ou pote plent pou yo akòz gwo akizasyon yo fè sou ou ? Lè sa ou ta ka rive fè plis pase twa san milyon (300.000.000)?

Mesye senatè konteste, nou panse w gen 2 chwa se oubyen ou trennen Jounalis sila yo douvan lajistis si w estime yo ta fè manti sou ou. Lè sa a wap demisyone pou ou tann yo blanchi w anvan ou tounen ankò nan palman an, oubyen si w pa ta anmezi pou trennen yo douvan lajistis, lè sa a wap oblije mete w rapidman disponib pou lajistis. Annatandan, Mesye senatè konteste, ou pa gen kalite pou w ka kontinye syeje nan palman an ni nan okenn komisyon ale wè komisyon Antikòripsyon ak etik la.

N ap fini pou fè w konnen, jan pwovèb la di sa lafimen pa leve san dife. Si se vre ou ta gen eskadwon lanmò, n ap pwofite fè w konnen nou lage nan men w, lavi tout dirijan, manm òganizasyon ki siyen lèt sa a ak tout lòt kanmarad k ap kontinye denonse move zak ou nan peyi a pou w kontinye kenbe Pèp la nan mizè, malsite ak move lavi.

Oganizasyon ki siyen yo :

Cercle D’Etudes En Littérature Gramscienne (Sèk Gramsci) / Walner OSNA
Gwoup k ap Reflechi sou Pwoblèm Sosyal yo (GREPS) / Frantz Junior Mathieu
LAKOU / Sabala Calixte
Union Nationale Des Normaliens D’Haïti (UNNOH) / Josué Mérilien
Mouvman Demokratik Popilè (MODEP) / Guy Numa
Mouvement De Liberté, d’Egalité Des Haitiens Pour La Fraternité (MOLEGHAF) / Oxygène David
Gwoup Rechèch ak Apui pou Devlopman Kolektivite Teritoryal yo (GRAD) / Yvton Louis

Kopi konfòm pou :

- Biwo sena konteste a
- Laprès
-Oganizasyon Dwa Moun yo
- OPC