lundi 30 janvier 2017

Raquel Pélissier, Miss Haïti 2è parmi les 86 concurrentes.


Raquel Pélissier, Miss Haïti
Raquel Pélissier Miss Haiti, âgée de 24 ans mesure 1m81 est élue 1ère dauphine de Miss Univers 2017 tôt ce lundi 30 janvier à Manille, aux Philippines. Elle est diplômée en optométrie et parle 5 langues : créole, français, anglais, espagnol et allemand. D’une beauté naturelle, elle fait partie des 14 candidates qui ont accepté de poser sans maquillage. Elle s’est aussi démarquée parmi ses concurrentes, à l’exception de la française Iris Mittenaere qui est couronnée Miss Univers 2017.

Pour la 65è édition de Miss Univers, les internautes avaient jusqu’au 28 janvier pour voter pour la candidate de leur choix. 

GD

samedi 28 janvier 2017

La nouvelle administration américaine face au crime organisé en Haïti


LA NOUVELLE ADMINISTRATION AMÉRICAINE FACE AU CRIME ORGANISÉ EN HAÏTI

Et si Guy Philippe a mouchardé ?

... Il faut s’attendre à une vague d’expulsions…


En dépit du gros tollé suscité en Haïti et à l’étranger (surtout à Miami, en Floride) par l’arrestation du sénateur élu Guy Philippe par la Brigade de lutte contre les stupéfiants (BLTS) puis livré aux autorités judiciaires américaines, des douzaines de citoyens haïtiens avaient déjà connu le même sort. La différence, cette fois, vient du fait qu‘il est possible que ce dernier cas puisse déclencher une vague d’expulsions vers les États-Unis de personnes recherchées par la justice américaine se trouvant sur une longue liste dressée depuis plusieurs années. À la lumière des derniers événements, il y a lieu de croire que la donne a changé et que les autorités américaines semblent trouver une heureuse occasion pour effectuer des arrestations longtemps en souffrance.

En effet, au cours de cette semaine, les autorités américaines ont réalisé un violent coup de balai en République dominicaine où des dizaines de hauts fonctionnaires de ce pays assimilés aux activités illicites et à la corruption ont vu leurs visas d’entrée en territoire américain révoqués. Dans les milieux proches des services diplomatiques, à Washington, on laisse croire que les mêmes mesures seront prochainement appliquées en Haïti.

Le dossier Guy Philippe avance plus rapidement qu’on pensait


Selon l’avis de plusieurs observateurs, le dossier Guy Philippe avance plus rapidement qu’on pensait. Car les dernières décisions prises semblent indiquer que la défense et l’accusation seraient parvenues à une entente qui rend possible la tenue du procès dans deux ou trois semaines, au lieu de trois à quatre mois qui avaient été préalablement envisagés. Il semble que cette idée ait été annoncée par une avocate de la défense de Guy Philippe, qui aurait aussi informé que l’accusé avait « plaidé coupable » lors de sa dernière comparution au tribunal, le vendredi 13 janvier dernier.

Des observateurs évoluant dans le monde juridique américain ont fait savoir que, suite à des communications bilatérales entre l’équipe de la défense et l’accusation, il aurait été décidé que la communication des pièces devrait avoir lieu le 14 février et le procès le 21 du même mois. Selon ces mêmes sources, une telle décision s’explique du fait qu’il y a eu dialogue entre les deux parties, et qu’une entente a été trouvée suite à des concessions satisfaisantes que le procureur en chef a arraché à la défense. Pour ces observateurs, cela signifie que, satisfait des aveux faits par l’accusé, qui sont de nature à favoriser d’autres dossiers en souffrance et qui ne pouvaient être bouclés fautes de « preuves corroborantes » et admissibles en audience devant un juge fédéral. À en croire ces mêmes observateurs, il y a fort à parier que Philippe aurait mis les autorités juridiques fédérales sur de bonnes pistes qui aboutiront, à coup sûr, à des condamnations.


L’idée d’un procès rapide évoqué, dans le cas de Guy Philippe, autorise à croire que ce dernier pourrait bénéficier d’un soulagement de sa sentence. Ce qui entraîne la possibilité que d’autres personnes vont « tomber » dans les filets de la justice U.S. Le fait d’avancer la date du procès suggère que le procureur compte finir rapidement avec celui-ci afin de passer à d’autres.

Dans la mesure où le trafic de drogue est un crime transnational, on ne devrait pas exclure la possibilité que Guy Philippe fasse aussi des révélations concernant des « partenaires étrangers ». Mais ces observateurs pensent que les interrogateurs fédéraux chargés de le « cuisiner » ne manqueront pas d’orienter leur interrogation sur les personnalités les plus importantes du pays soupçonnées de participer au commerce illicite de cocaïne ou à d’autres substances du même genre que les Cartel de la drogue basés en Colombie font transiter par Haïti, en particulier, et sur toute l’île, en général.

Ces observateurs ont encore précisé que, dansle cadre de l’interrogation de Philippe, les agents fédéraux ne s’arrêtent pas aux activités liées au trafic de stupéfiants. Mais, dans la mesure où toute personne engagée dans un commerce illicite est susceptible d’avoir des collaborateurs ou des antennes dans d’autres entreprises illégales, les agents ne négligent jamais de recueillir des informations concernant d’autres personnes engagées dans d’autres activités. Par exemple, les accusés en détention sont généralement encouragés à révéler les secrets qu’ils ont concernant des hommes d’affaires, des dirigeants politiques ou des individus réputés d’évoluer dans le monde interlope, ou d’avoir des relations avec des trafiquants de drogue connus.

Des informations sur le réseau des trafiquants

D’une manière générale, des accusés de l’acabit de Guy Philippe est capable de faire avancer les enquêtes en cours sur d’autres personnes dont ils ne peuvent boucler les dossiers, car manquant de données pertinentes, des témoins sûrs ou des collaborateurs exploités sans vergogne cherchant une occasion de se venger. Voilà une source inépuisable d’informations qui pourraient aider à déboucher sur des cas extrêmement intéressants.

D’autre part, des agents fédéraux, qui ont été déployés en Haïti, dont certains au cours de ces derniers jours, se déclarent « aux anges » avec l’arrestation du sénateur élu. Puisque, ont-ils déclaré, il va certainement faire des révélations concernant des personnes qui ont été arrêtées, puis interrogées sans donner des résultats qui pourraient aider à « opérer des arrestations », sinon à aboutir à des inculpations. Par exemple, des agents fédéraux se plaignent du fait que la justice fédérale, qui est à la remorque du système judiciaire haïtien, n’a pas les coudées franches pour mener à bien les enquêtes, faute de vraies collaborations de la part des Haïtiens. Ce qui frustre les efforts déployés en Haïti en vue de contrecarrer les dealers de stupéfiants. Les agents citent en exemple le bateau panaméen qui avait transporté une cargaison de sucre en Haïti, en provenance de la Colombie. Parmi les hommes d’affaires ayant contribué à l’importation de ces 600 tonnes de sucre avec quelque 16 donnes de cocaïne, d’héroïne et de marihuana dissimulés parmi les sacs et à l’intérieur des murs du vaisseau, seul Marc Antoine Acra a été inculpé, suite à une enquête qui s’est étirée sur presque deux ans. Finalement Acra s’est enfui du pays pour se réfugier en République dominicaine.

Les agents ont fait remarquer que plus d’une douzaine d’hommes d’affaires haïtiens ainsi que des dirigeants politiques haut placés, de même que des membres du Parlement haïtien sont sur la liste sans qu’on puisse les inculper, faute de preuves.

Mais, pensent-ils, le moment est propice maintenant, et les autorités américaines vont tout entreprendre pour boucler les enquêtes en cours depuis trop longtemps.


Plus d’une trentaine d’enquêtes ont été ouvertes sur des hommes d’affaires, des personnalités politiques et d’autres individus en Haïti, au cours des six dernières années. La nouvelle administration américaine semble disposée à trouver une nouvelle forme de collaboration qui permettra de faire le suivi des dossiers en souffrance sur le crime organisé, un phénomène qui constitue une horreur et un danger pour la sécurité des États-Unis et de ses alliés de la region.

H.O.

Les prestidigitateurs de Jovenel Moïse ne peuvent renverser la vapeur


UN DÉBAT QUI N’EN EST PAS UN DANS LE DOSSIER UCREF DU PRÉSIDENT ÉLU


Jovenel Moïse (à gauche) lors de sa conférence de presse, à l’aéroport international Toussaint
Louverture, à son retour de Santo Domingo. Parmi les personnes qui l’ont accompagné :
Jean-Claude Verdier , Christine Coupet, Stéphanie Balmir Villedrouin et Sheriff Abdalah.

Par Léo Joseph

Depuis qu’a rebondi le dossier de l’Unité centrale de référence fiscale (UCREF) de Jovenel Moïse, dès qu’il a été déclaré victorieux du scrutin controversé du 20 novembre 2016, il semble qu’un débat ait éclaté autour de cette affaire. Aussi les « magiciens» de l’intéressé ont-ils jugé opportun de lancer sa défense en tentant de jeter la confusion sur la nature du compte 0340 000272 hébergé à la Banque nationale de crédit (BNC). Mais cette explication simpliste ne devrait nullement impressionner ceux qui examinent le dossier en connaissance de cause, comme, par exemple, le juge instructeur Brédy Fabien, ou ceux qui ont une connaissance objective de la manière dont s’opère le système bancaire international et ses relations avec la Federal Reserve Bank des États-Unis d’Amérique.

Dans le cadre de cette controverse, les défenseurs du président élu ne doivent accuser personne de glisser des pelures de banane sur la route de leur poulain vers le Palais national, car ils n’auront qu’à faire face aux arguments factuels qu’ils prétendent ignorer eux-mêmes. À moins qu’ils se retrouvent en terrain inconnu, donc s’affichant en néophytes dans un domaine qu’ils ne maîtrisent guère. Dans ce dernier cas de figure, ils devraient laisser à d’autres la tache de sortir M. Moïse du gouffre de malheurs qu’il a créé lui-même.

Compte en dollars ou en gourdes, aucune confusion



Jovenel Moïse reçu par le président dominicain Danilo Medina.

Dans le cadre de la défense du président élu, eu égard à ses dépôts en argent liquide en dollars américains, à la BNC, ses conseillers avancent l’argument accusant l’UCREF de déformer les faits, pour motifs politiques. Car, arguent-ils, le compte numéro 0340 000272 est plutôt en gourdes et non en dollars. Aussi, Guichard Doré, un membre éminent du Parti haïtiens tèt kale (PHTK) a-t-il réagi en ces termes : « C’est faux, ce sont des faussaires. Il n’y a pas de dossier. C’est un montage malhonnête. L’UCREF a fabriqué des dossiers fallacieux et trafiqué des données personnelles ».

Mais l’argument du camp Jovenel Moïse relatif au compte en gourdes plutôt qu’en dollars de ce dernier est spécieux, car n’ayant aucune base institutionnelle. Puisque l’établissement d’un compte en banque, surtout en dollars, constitue un processus rigoureusement contrôlé. Particulièrement après l’attaque meurtrière et destructive perpétrée par des terroristes islamistes contre la Tour jumelle du World Trade Center de NewYork; aussi suite à la décision de tenir à l’œil ceux engagés dans le commerce illicite (drogue, armes et autres) s’évertuant à blanchir l’argent sale, ou les terroristes à la recherche de créneaux pour financer leurs attaques.

Certes, en vertu de l’accord du système bancaire international, les banques centrales sont requises de recueillir tous les trimestres les données des activités de toutes les institutions bancaires de leur juridiction, pour être présentées à la «Bank International Settlement » (BIS). Les banques centrales veillent à ce que les protocoles établis sont rigoureusement respectés, afin d’éviter les sanctions qui pourraient être appliquées en cas de violation. Dans ce cas, il est aisé de comprendre pourquoi la BNC avait alerté l’UCREF sur les dépôts irréguliers effectués sur le compte 0340 000272. Dans ce cas, pourquoi M. Doré et les autres proches du président élu, qui s’agitent, ne s’en prennent-ils pas à la banque elle-même ?

D’ailleurs, c’est la banque qui avait alerté l’UCREF sur les dépôts illégaux qu’avait faits Jovenel Moïse ayant déclenché l’enquête de cette institution sur lui. Non seulement Sonel Jean-Baptiste, l’actuel directeur de l’institution investigatrice, essuie les foudres des lieutenants du président élu, il est aussi l’objet de menaces de poursuite judiciaire pour avoir assumé les responsabilités qui incombent à l’organisme qu’il dirige consistant à enquêter sur les allégations de crimes fiscaux à l’encontre d’un citoyen ou d’une entreprise.

Les dénonciations qui avaient été faites originellement contre M. Moïse parvenaient à l’UCREF sous l’administration du prédécesseur de Me Jean-François. L’enquête était alors mise en veilleuse, suite à l’intervention directe de Michel Martelly, qui tenait à protéger son homme lige. Arrivé à la direction de l’institution, le nouveau patron n’a fait que se saisir d’un dossier qui était en souffrance depuis déjà plus de deux ans. En clair, donc, l’argument voulant accréditer la thèse de chasse aux sorcières ne tient pas.

L’avantage de Jovenel Moïse d’avoir des comptes en dollars

Homme d’affaires évoluant dans un environnement économique doté d’une monnaie instable, la gourde haïtienne, Jovenel Moïse n’a pas dû hésiter à utiliser le dollar américain comme outil d’exploitation commerciale. Il est donc tout à fait compréhensible qu’il passe par cette voie pour protéger ses avoirs, surtout quand les autorités bancaires et financières du pays renient leur responsabilité de stabiliser le marché de change. Aussi le raisonnement d’un économiste qui souhaite garder l’anonymat a-t-il toute son importance.

En effet, déclare ce technicien bien respecté « De 41 gourdes, en 2012, à 43 gourdes, en 2013, le taux de change de la gourde par rapport au dollar ne cesse de diminuer pour atteindre 63 gourdes en juin 2016. Avec une telle détérioration de la gourde, il est normal qu’un entrepreneur qui manipule beaucoup de fonds ouvre un compte en dollars pour protéger ses avoirs. Jovenel Moïse serait un parfait idiot s’il gardait beaucoup d’argent sur des comptes en gourdes ».

Autre considération du même économiste :

« Deuxièmement, au cas où une erreur s’est glissée à la BNC et qu’on n’arrive pas à déterminer si le montant global enregistré dans le compte 0340 000272 est en gourde ou en dollar, on peut facilement vérifier au niveau de chacun des 252 dépôts et des 152 retraits faits sur le dit compte en 2012 et 2013.

« Et s’il s’agit de comptes en gourdes, il importe de déterminer quelles activités peuvent donner des rendements de 5,559,914.50 gourdessur une période de quinze mois, soit du 16 janvier 2012 au 29 avril 2013 ».

Accompagnant le président élu Jovenel Moïse, Stéphanie Balmir Villedrouin avec
Jean-Claude Verdier, à sa droite, et le fugitif Marc Antoine Acra, à sa gauche

Et l’économiste d’ajouter : «Enfin remarquons que le total de la liste des dépôts présentés à la page 12 du Rapport de l’UCREF fait 3,678,849 gourdes ou dollars et non pas 5,559,914.50 gourdes ou dollars. Où sont passés les deux millions qui manquent et dans quelle monnaie ?»

Jovenel Moïse s’est révélé au public

Si quelqu’un avait des doutes sur la personnalité du président élu Jovenel Moïse, il a l’occasion de se détromper en tenant compte de la manière dont il gère ses comptes en banque. Puisque quand un homme d’affaires a le toupet, en tant qu’émetteur d‘un chèque, de le faire à l’intention d’un bénéficiaire anonyme, il n’y a aucun doute qu’il donne dans des activités illégales et qu’il procède de cette manière afin de protéger ses alliés.

En effet, parmi les chèques émis par le président élu tiré sur ce compte en dollars hébergé à la BNC, deux sont faits à l’ordre de « Payez à quelqu’un ». Dans ce cas, il est possible que le Conseil d’administration de la BNC ait reçu l’ordre d’une haute autorité pour décider de passer outre aux règlements établis en matière de paiement de chèque. Dès lors, les responsables de cette institution collaborent-ils à la perpétration de crimes liés à ce paiement, notamment le blanchiment d’argent sale et les crimes connexes.

À la lumière de son comportement avec la BNC, Jovenel Moïse s’est révélé un homme d’affaires sans scrupule ni intégrité morale, et qui aura du mal à résister à la tentation de recourir à ces mêmes méthodes et à d’autres pires, si d’aventure il se trouverait en position de prendre des décisions au nom de la nation.

Mais si la BNC a commis une erreur volontaire ?

La plupart des intervenants dans le dossier, à la radio ou dans les journaux, tablent surtout sur le compte en gourdes ou en dollars de Jovenel Moïse, laissant très peu d’espace au blanchiment d’argent, qui peut se faire dans n’importe quelle monnaie. Aussi faut-il bien faire ressortir cette subtilité parce que, précisément, les défenseurs du président élu insistent pour dire que la compte 0340 000272 est plutôt en gourdes.

Mais quelle allure prendrait l’affaire s’il y a erreur dans le dossier et que le compte serait effectivement en gourdes, comme l’ont affirmé les gens de M. Moïse ?

En effet, quelqu’un qui connaît bien le dossier, à la BNC, a précisé que, comprenant que Jovenel Moïse était sous enquête de l’UCREF, le prédécesseur de l’actuel directeur de l’institution, qui avait acheminé le dossier à celle-ci, avait décidé d’envoyer le document tel qu’il était, bien que l’erreur qu’il comportait lui ait été signalée.

On affirme, à ce propos, que le président du Conseil d’administration pensait que c’était une bonne stratégie pour disculper Moïse. Car, dans son esprit, c’était un bon moyen de tirer le candidat du mauvais pas.

Mais le fait de maintenir un compte en banque en gourdes à la BNC, ou à toute autre institution bancaire où des clients effectuent des dépôts en argent liquide dépassant le seuil prescrit par la loi bancaire n’épargne pas le propriétaire du compte  de l’accusation de blanchisseur d’argent sale.

En clair, le juge chargé de l’instruction du dossier devrait exiger que lui soient soumis tous les dossiers nécessaires pour rendre un verdict objectif uniquement sur le blanchiment d’argent dont le président élu est accusé.

L.J.

UCREF, une nouvelle dimension dans la crise

Bien que la médiatisation en 2017 d’un dossier de l’UCREF remontant à l’année 2013 concernant une présomption de blanchiment d’argent sale nous paraisse suspecte, il reste et demeure important et nécessaire que le principal concerné, monsieur Jovenel Moise, actuel Président élu de la République, proclamé par le CEP de monsieur Berlanger, clarifie la situation afin d’éviter que cette controverse ne traîne tout au long d’un mandat encore critiqué, non accepté par trois de ses concurrents et n’entrave encore plus toutes les opportunités du pays qui pourraient découler des relations bilatérales et multilatérales obligées du gouvernement haïtien avec les diverses instances internationales. De plus, une telle situation non clarifiée, risquerait aussi de jeter un grave discrédit sur une administration qui aurait tout intérêt à évoluer dans la transparence et à écarter d’elle tout soupçon de corruption ou d’encouragement à l’impunité dans la société haïtienne.

Malgré les grandes faiblesses de nos institutions, nous faisons encore confiance à la justice haïtienne et souhaitons que les juges concernés comprennent l’urgence et l’importance d’un tel dossier. Ils feront diligence, sans précipitation ni bâclage, pour qu’il bénéficie de l’équité, de l’intelligence, du savoir-faire et de la compétence des magistrats afin d’éviter une nouvelle dimension dans la grave crise que traverse notre pays depuis déjà quelques temps. Il y va de la réputation et de l’intégrité d’un citoyen-entrepreneur haïtien devenu président élu de la République à qui nous devons tous les égards, qui deviendra sous peu l’un des principaux responsables de l’élaboration, de l’exécution et du suivi des grands dossiers nationaux et de la bonne marche de nos institutions. Il y va aussi de la crédibilité de plusieurs de nos institutions mises à rude épreuve en la circonstance. Tout mauvais ou traitement approximatif de ce dossier ne fera qu’aggraver les sérieux problèmes du pays et, de ce fait, ceux des haïtiens qui peinent déjà à survivre quotidiennement dans la misère avec des horizons tout à fait incertains et improbables.

Nous faisons face à une nouvelle situation politique de crise dans la crise dans un contexte socio-économique délétère qui n’augure rien de bon pour le pays. Nos irresponsabilités et nos acrobaties politiciennes nous ont conduits à cette nouvelle impasse. La raison d’Etat exige aujourd’hui une gestion intelligente, compétente, juste, citoyenne et patriotique de cette conjoncture avec ce qui nous reste encore de nos institutions et surtout de notre capacité de taire nos ambitions personnelles, de nous dépasser au profit de la paix et du bien-être de la population. Compte-tenu des informations déjà disponibles et de l’état de la situation, il s’agit aussi pour nous de trouver des compromis acceptables capables de sortir le pays de cette embarrassante, fragile et dangereuse situation dans laquelle nous l’avons emmené.

KONAKOM: Le parti politique moderne pour le renouveau d'Haiti
http://mopod.org.ht/

vendredi 27 janvier 2017

« État de Droit et Développement »

Me Serge H. Moïse
      
  « Si bergers du troupeau nous nous en constituons les loups. Si gardiens de la maison nous nous faisons les voleurs qui la pillent et qui la brisent. Si rebelles au meilleur de nous-mêmes nous manquons à nos engagements solennels, alors il sera temps d'entrer en jugement avec nous-mêmes et de nous demander des comptes ».

Dumarsais Estimé.
        
        Une toute petite question que les Haïtiens en général et leurs dirigeants en particulier devraient se poser :

         Existe t’il un seul pays sur la planète qui soit parvenu à un quelconque stade de développement, au sens propre du terme, en dehors d’un cadre normatif en adéquation avec sa réalité sociale, économique et politique?
        
        Aucun! Et c’est l’évidence même, car à partir du moment où les droits et libertés ne sont pas respectés à la lettre, il y aura toujours un groupe d’individus sans scrupule, ni foi ni loi, lesquels, par la ruse et/ou par la force, finiront toujours par s’arranger pour s’imposer aux autres et les mener au doigt et à l’œil. Suivez mon regard dirait l’autre!

        C’était le cas avec les monarchies, les systèmes féodaux, les dictatures qui n’ont pas encore tout à fait disparu du paysage, mais la tendance semble de nos jours irréversible. Encore faudra t-il être extrêmement vigilant pour ne pas revenir à ces pratiques obscurantistes d’antan.

        « Le pouvoir rend fou, le pouvoir absolu rend absolument fou »

        Loin de nous, la sotte prétention de vouloir faire la leçon à qui que ce soit. Toutefois, après avoir été victimes, pendant des siècles, du mépris des droits et libertés, et de la manière la plus abjecte : l’esclavage, nous nous sommes révélés, au péril de nos vies, les plus ardents défenseurs de ce concept fondamental « Liberté - Égalité - Fraternité » ce qui a culminé à la geste glorieuse de mil huit cent quatre.

          Nous avons étonné le monde entier en mettant fin à ce système odieux de l’exploitation de l’homme par l’homme, avec pour moteur : notre ferme détermination de vivre libre ou de mourir!
Nous devrions être, encore et pour toujours, les parangons de cette culture du respect des droits et libertés, or triste paradoxe, il n’en est rien et aujourd’hui, reconnaissons-le, nous sommes la risée de ceux qui voyaient en nous des modèles, sinon des guides.

        Á cause de notre désinvolture inénarrable, de la Perle des Antilles, il n’y a pas si longtemps, nous voilà devenus les champions de l’incompétence, de la corruption et par voie de conséquence, de la misère sous toutes ses formes.

        Et la vie continue comme si de rien n’était!

        Les épithètes les plus malheureuses nous sont collées : république de banane, le pays le plus pauvre du continent, la poubelle au coin des Amériques, ce qui ne manque pas de faire pleurer certains d’entre nous, alors que d’autres redoublent de prières et d’incantations de toutes sortes, pourtant rien n’y fait!

        N’empêche que nous maîtrisons les théories de Montesquieu, celles de John Loke, du grand Hobbes, de Cesare Lombroso ou Enrico Ferri. Nous faisons les tirades les plus savantes citant allègrement Jean-Jacques Rousseau, Blaise Pascal, Antênor Firmin, Dr Jean Price-Mars, Edouard Glissant, Louis Joseph Janvier, Klébert Georges Jacob, Cheikh Anta Diop, Me Gérard Gourgue, pour ne mentionner que ceux-là, et comme dirait Piram : « Epi! Epi anyen! ». Il est donc temps pour nous de faire le distinguo entre, l'éducation qui fait de nous des acculturés et la formation à l'haïtienne, avec évidemment ouverture sur le reste du monde.

        Une perle égarée dans une eau boueuse ne perd rien de ses qualités intrinsèques. Il suffit d’un léger nettoyage pour qu’elle réapparaisse dans toute sa splendeur.

        Ainsi, en sera-t-il de notre Haïti chérie, à condition de bander toutes nos énergies, de manière pragmatique certes, et de nous attaquer de plein front aux causes de nos tares individuelles et collectives, qui sont d’ailleurs connues.

        Depuis l’importation de nos codes de lois, ce qui remonte aux années mil huit cent vingt cinq, tous nos gouvernements ont littéralement traité le pouvoir judiciaire en parent pauvre, quand ils ne l’ont pas systématiquement vassalisé et avili à plus d’un titre.

        Ce qui est pour le moins gênant, c’est que tous nos ministres de la justice, sauf une exception, furent des avocats. Plusieurs de nos présidents étaient issus de la basoche haïtienne et force est de constater que plus ça change plus c’est pareil!

        Est-ce à dire que dans notre « singulier petit pays » même les protecteurs de la veuve et de l’orphelin, dès qu’ils s’égarent en politique, oublient que, dans toute société, sans l’administration d’une justice saine et équitable, il ne saurait y avoir de développement durable tant sur le plan individuel que collectif.

        La constitution et les lois d’un pays, tout le monde le sait, façonnent le cadre normatif prépondérant et indispensable au bon fonctionnement de ses institutions.

        Pour amorcer le changement tant attendu et rejoindre le concert des nations civilisées, nous devons donc, sans terme ni délai, créer de manière scientifique les instruments modernes pour une réforme en profondeur du système de justice de la première république nègre du continent. Un seul et unique ingrédient a toujours fait défaut à la concrétisation de cette réforme tant réclamée et depuis toujours : a volonté politique!

        La loi portant création de la « Commission Nationale de la Réforme Judiciaire » (CNRJ) annoncerait les couleurs et mettrait en confiance les éternels sceptiques. La restauration de l’autorité de l’Etat ne relève pas des caprices du prince, mais se construit à partir du dialogue et de la concertation entre les différents secteurs de notre nation en devenir et s’exprime à travers des lois en adéquation avec notre réalité et notre vision de l’avenir.

        La priorité des priorités de l’heure demeure le choléra et la relocalisation de nos milliers de sinistrés, cela va de soi. La justice, la santé et l’éducation doivent constituer les fers de lance de la reconstruction et de la refondation du pays, cependant, faut-il le rappeler et le souligner à l’eau forte pour la énième fois : Un homme qui ne travaille pas, ne saurait être utile à lui-même, à sa famille et encore moins à sa communauté. Le développement étant d’abord humain, la création de quelques millions d’emplois s’avère la clé de voûte incontournable en la circonstance.

        Ce en quoi, le projet de loi portant création du (FHS) Fonds Haïtien de Solidarité, initiative solidaire et inclusive, s'inspirant de l'économie sociale, devrait faire l’objet de l’attention soutenue des adeptes de l’innovation et du développement endogène.

        C’est par la création de ces millions d’emplois que nous commencerons à recouvrer notre dignité de peuple perdue depuis belle lurette. Grâce au (FHS) Fonds Haïtien de Solidarité, nous allons rompre avec l’attitude de mendiant international et dans un avenir rapproché, nos sœurs et frères de l’intérieur ne seront plus des zombis assistés et nous prouverons au monde entier, auquel nous sommes d’ailleurs reconnaissants, que nous avons décidé de prendre en main notre destin par nous-mêmes et pour nous-mêmes!

Me Serge H. Moïse av.

« Contradictions et Paradoxes »


Me Serge H. Moïse
Il y a très longtemps, beaucoup trop longtemps maintenant que nous sillonnons les mêmes sentiers qui nous font simplement reculer à tous les niveaux. Et, bon an mal an, nous persistons dans les mêmes voies, incapables d’en explorer d’autres probablement plus salutaires.

S’il est vrai que tous les chemins mènent à Rome, comme cela se disait dans le tempos il paraît tout indiqué de changer d’itinéraire lorsque celui emprunté ne semble pas le meilleur pour le pèlerin plus ou moins avisé.

Ces notions élémentaires de sagesse n’ont pas l’air de faire recette dans notre petit coin jadis paradisiaque des caraïbes. Les observateurs se perdent en conjectures depuis des décennies et n’arrivent pas à comprendre qu’avec tant de gens de qualité évoluant tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de nos frontières, ce qui serait partout ailleurs très simple, affichent dans notre société tant de complications et de manière, hélas, exponentielle!

Le droit chemin est souvent le plus court et le plus simple à parcourir nous a enseigné Euclide Qu’à cela ne tienne, nous préférons de loin les détours inutiles. Serait-ce que dans notre culture de marronnage, ce qui est clair, net, limpide et transparent fait simpliste et terre à terre et que pour avoir fière allure, il faille coûte que coûte tout maquiller au nom de la sacro-sainte politique mal comprise par la plupart de nos politiciens eux-mêmes.

Á l’heure actuelle, dans les pays émergents, les pays avancés ou développés on ne parle que de création d’emplois. Le président américain luttant pour sa réélection au prochain scrutin mise sur l’augmentation du taux d’embauche. En France, en Espagne, au Portugal, en Grèce et en Turquie. Dans tous les pays d’Afrique de l’Amérique latine et bien sûr de la zone caraïbéenne on ne parle que de création d’emplois pour amorcer le virage vers le développement durable. Ils ont compris que le développement est d’abord humain.

« La personne avant toute chose » disait une campagne publicitaire dans l’un de ces pays qui pourrait nous servir de modèle.

Constat plutôt bizarre, noyés dans une situation endémique d’un taux de chômage d’environ soixante dix pour cent de la population active, nous refusons de faire de la lutte contre le susdit chômage notre priorité absolue comme nous le suggèrent la situation elle-même et plusieurs représentants des pays amis à vive et intelligible voix.

En Haïti, le gouvernement en parle mais du bout des lèvres, quant à nos honorables sénateurs et députés, il faut croire qu’ils ont d’autres chats à fouetter car on ne les entend pas souvent à ce sujet.

Plus triste encore s’avère l’attitude de nos intellos toujours à tous les micros à s’écouter parler de tout et de rien, sauf de l’essentiel. Le superficiel semble être d’un attrait irrésistible pour nos experts de la verbomanie qui n’ignorent certes pas qu’en l’absence de création d’emplois à travers tout le pays ; parler de santé, d’éducation, de décentralisation, de justice et de sécurité demeurent simplement des énoncés de vœux pieux, mais qu’importe, eux aussi ont d’autres chats à fouetter.

Tant que les petits chèques de la diaspora vont continuer à affluer régulièrement, tant que les ONG vont distribuer de l’eau potable et un repas chaud à nos laissés pour compte, la création d’emplois sera pour un « futur pas trop lointain » pour parapraser un de nos « PHD » perroquet-haâbleur-délirant. On en reparlera, on inventera de beaux slogans aux prochaines élections et plus ça changera, plus ça sera pareil.

Le grand changement, ce qui est d’ailleurs urgent, serait de rééduquer nos analystes et penseurs auxquels nous reprochions de trop parler et de ne rien faire et qui nous disaient il y a quelque temps : « penser c’est agir » comme tout pouvait se régler de manière exclusivement abstraite.

C’est à se demander dans quelle mesure nos intellos acculturés ne constituent pas un obstacle majeur au développement de ce petit pays qui a tant besoin d’une éducation en adéquation avec son histoire et sa culture, mais avant tout, de pouvoir subvenir aux besoins primaires de ses ressortissants dans la dignité et la liberté que seul le travail honnête et valorisant peut procurer. Il n’y a là, rien de bien sorcier!

Moïse - hélas, aucun lien de parenté avec le soussigné - fut sauvé des eaux, recueilli, élevé avec soin et amour chez le pharaon, un peu comme nous en diaspora. Il y a reçu une si bonne éducation qu’il a compris qu’il se devait de ne jamais oublier les siens. Il a tant et si bien fait que son nom demeure gravé dans toutes les mémoires quelques deux mille ans après sa mort.

Les connaissances les plus pointues, la magie de la technologie moderne, les pays amis n’arriveront pas à nous sortir de cette terrible impasse si nous ne nous décidons pas, avec la volonté la plus farouche, à prendre notre destin en main de manière inclusive et dans l’intérêt de toute la collectivité. Faisons mentir les propos cinglants du colonel John Russel qui insinuaient du temps de l’occupation que l’homme haïtien, quelle que soit sa formation, avait la mentalité d’un gamin de sept ans. Pour y parvenir nous aurons à plancher sur la nature profonde de nos véritables problèmes et sinon éliminer, du moins atténuer sensiblement l’impact négatif de nos sempiternels contradictions et paradoxes.

Me Serge H. Moïse av.


jeudi 26 janvier 2017

Michèle Bennett écrit à Frantz Duval


Michèle Bennett Duvalier
MES POINTS SUR LES I DE MICHELE BENNETT DUVALIER
---------------------------------------------
LETTRE A MONSIEUR FRANTZ DUVAL DU NOUVELLISTE
---------------------------------------------

Monsieur,

Dans votre éditorial du 23 Janvier sous le titre "Le Président a parlé. Point barre!" vous dites et je vous cite: "Ils veulent tous être craints comme François Duvalier, jouisseurs comme Jean-Claude Duvalier, populaires et populistes comme Jean-Bertrand Aristide, bons nageurs comme René Préval ou dépensiers comme Michel Martelly au lieu de désirer être meilleurs qu’eux. De ne retenir que le bon côté de chaque présidence."

Dans le Petit Robert, jouisseur veut dire: "Personne qui ne pense qu'aux jouissances matérielles de la vie."

Jean Claude Duvalier jouisseur? J'aimerais comprendre la complaisance dont vous faites preuve à l'endroit de Aristide, Préval, Martelly et d'autres.

Jean Claude Duvalier n'avait que 19 ans à son arrivée au pouvoir. Vous étiez peut être trop jeune pour vous en souvenir, mais le Gouvernement de JCD nous a apporté près de 16 années de stabilité politique et de sécurité. Mais vous ne pouvez pas l'ignorer comme journaliste.

JCD était jouisseur car il fêtait son anniversaire le 3 juillet chaque année? Il a sacrifié sa jeunesse à son pays qu'il n'a jamais quitté jusqu'à notre exil en 1986.

Jouisseur en quoi? Il était un pigeon voyageur comme Martelly avec des gros per diem dans la poche? Il se soûlait au tafia ou au rhum comme Namphy, Préval ou Martelly ? Il prenait l'hélico chaque jour pour se déplacer comme le petit Lamothe "High Tech" à talonnettes? Vous l'avez vu se déhancher vulgairement sur un char de carnaval ou pendant un meeting politique comme Martelly? Vous l'avez entendu rien qu'une fois insulter les femmes comme Martelly? Jouisseur, dites vous? Il finançait et encourageait les gangs de Cité Soleil comme le bigleux Aristide? Les traficants de drogue, les "chimères", les "zinglindos" d'Aristide? C'était lui? Le massacre de la Scierie, c'était JCD? Les élections truquées par le Gouvernement de Martelly en 2015, c'était JCD? Les candidats à la Présidence qui vont tous à Santo Domingo se faire financer en échange de contrats, c'était lui?

Les poules de luxe du Sénat? C'était lui? Détournement de l'aide humanitaire du tremblement de terre et de l'ouragan Mathew, c'était JCD? Messieurs 30% commission sur contrats donnés sous le Gouvernement Martelly/High Tech, c'était lui? L'arrogance de Jovenel en conférence de presse à Santo Domingo? C'était lui? Remettre un Sénateur élu aux autorités américaines, c'était lui? Je préfère m'arrêter là car cela prendrait un livre! Monsieur Duval, vous vous trompez. Jean Claude Duvalier n'était pas un jouisseur. Oui il aimait la vie! Oui c'était un épicurien. Oui il aimait les belles choses car il était un homme de goût, distingué en toute circonstance et surtout un homme généreux. Le peuple haïtien était fier de son Président et la diaspora haïtienne aux USA n'avait pas honte de dire qu'elle est d'origine haïtienne. Haïti n'était pas dirigé par une bande de voyous ou de repris de justice, Monsieur. Sous son Gouvernement, Haïti était respecté sur la scène internationale.

Je vous fais grâce du bilan de son gouvernement qui n'était certes pas parfait mais par contre, je vous fais une liste de ce que le peuple haïtien subit depuis 30 ans de démocratie.

- 17 Gouvernements
- Apologie du supplice du collier
- Kidnappings
- Assassinats politiques
- Assassinats de journalistes
- Arrestations arbitraires
- Déchouquages
- Destruction de biens publics et privés
- Insécurité/Assassinats de citoyens/Vols
- Trafic de drogue/Hold up/Rackets/Gangs
- Spoliation des biens d'autrui
- Prostitution infantile/Pédophilie/Trafics d'enfants/Viols
- Prolifération de bidonvilles et urbanisation sauvage
- Capitale et villes poubelles
- Occupation Gi's
- Occupation Minustha (violeurs/Choléra)
- Choléra
- Hôpitaux à l'abandon ou quasi-inexistants
- Trafic d'organes
- Écoles borlettes
- Chômage
- Agriculture non encadrée
- Infrastructures routières non entretenues
- ONG et Charity Business
-Institutions de l'Etat vendues et bradées (ex: Teleco/Minoterie/Cimenterie/EDH etc..
- Insécurité alimentaire
- Gaspillage et détournement des fonds Petro Caribe
- Libre importation de produits alimentaires
- Décote de la gourde
- Ressources minières bradées aux étrangers
- Démantèlement de notre armée
- Tourisme Zéro
- Corruption institutionnalisée et gabegies administratives
- Élections truquées
- Aide internationale détournée
- Absence d'eau potable
- Coupures d'électricité sans arrêt
- Jeunesse livrée à elle même
- Diplomatie au rabais
- Perte de Souveraineté Nationale
Etc... Etc...Etc...Etc...Etc...Etc...Etc...Etc...Etc.

30 ans résumés en 7 petites phrases:
-HENRI NAMPHY: "Bamboche Démocratique".
-ARISTIDE: "Gade yon bel Zouti, Gade Kijan li santi bon".
-PREVAL: "Naje Poun soti".
-MARTELLY: "Leu ou prézidan wa kompran".
-LAMOTHE: "Haiti is open for business".
-PRIVERT: "Est-ce-que ça dérange?"
-JOVENEL: "Le Président a parlé. Point barre!".

Conclusion: 30 ans de démocratie: 30 ans de faillite! 30 ans que le peuple haïtien souffre. 30 ans que le peuple n'a que ses yeux pour pleurer. Monsieur, c'est qui le jouisseur? Un jouisseur ne quitte jamais la table quand elle est pleine. Jean Claude Duvalier a quitté le pouvoir de son plein gré Monsieur.

Monsieur Duval, cela fait 30 ans que vous, journalistes, vous prenez des gants avec les Aristide, Préval, Martelly et consort et bientôt Jovenel Moïse. Dites les choses telles qu'elles sont! Vous ne vous gênez pas pour salir la mémoire du Président Jean Claude Duvalier en le traitant de jouisseur mais vous ménagez ces Peigne-culs?

De quoi avez-vous peur? Vous et vos confrères? De finir assassiné comme Jean Dominique et tant d'autres?

Comme l'a dit le Président Jean Claude Duvalier à son retour en Haïti en 2011: "Qu'avez vous fait de mon pays? ".

Michèle Bennett Duvalier
Paris, France
Le 25 janvier 2017