mercredi 8 mars 2017

UNE PENSEE SPÉCIALE À L'OCCASION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FEMME.

Martine Moïse, Première Dame de la République - Haiti

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FEMME.

"LA MAISON NE REPOSE PAS SUR LE SOL, MAIS SUR UNE FEMME". Proverbe Mexicain.
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Je dédie cette page à La Première Dame, Martine Moïse, à toutes mes sœurs haïtiennes. À ma mère, Aurore, et à ma fille, Anya.
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Aujourd'hui, le monde entier célèbre les 40 ans de la journée internationale des droits des femmes.
J'ai fait voter la loi pour l'émancipation de la Femme Haïtienne sous le Gouvernement de Jean Claude Duvalier, la Loi Michèle Bennett Duvalier.

Notre société essentiellement machiste n'a pas beaucoup évolué depuis. Je laisse le soin aux associations de défense des droits des femmes de faire le bilan de l'évolution des droits des femmes et je préfère parler des qualités de la femme haïtienne.

Michèle Bennett Duvalier
La femme haïtienne est belle, sexy et élégante. Elle est en général pulpeuse, plantureuse et sa façon de se mouvoir est assez spéciale, en bougeant de gauche à droite ses hanches comme au ralenti. Elle a cette façon de se tenir debout bien droite en se cambrant le dos ce qui fait ressortir ses jolies fesses. Elle parle en bougeant beaucoup ses mains qui tantôt sur la taille ou sur la poitrine. C'est une gestuelle bien de la femme haïtienne et des Antilles. Elle a cette moue assez particulière et est toujours en mode séduction même quand elle s'adresse à une autre femme. Elle est propre, coquette et toujours bien soignée qu'elle soit pauvre ou riche.

Michèle Bennett Duvalier et sa mère Aurore Ligondé
Qu'elle soit mère au foyer ou commerçante, paysanne ou marchande, médecin ou sage-femme, secrétaire ou vendeuse, infirmière ou aide-soignante, avocate ou ingénieur, fonctionnaire ou maîtresse d'école, ministre ou religieuse, fille de joie ou prostituée, la femme haïtienne est courageuse. Elle se bat chaque jour pour se faire sa place dans notre société. Elle est très intelligente et c'est souvent sur ses épaules que reposent les grandes décisions de la famille, car elle est plus responsable que son mari. Elle encourage la scolarité de ses enfants et est la première debout à la maison. Ne dit-on pas: "Derrière chaque grand homme, se trouve une femme".

Anya Duvalier
À toutes ces femmes haïtiennes, mes sœurs, je dis Bonne Fête des Femmes.

À la Première Dame de la République, Madame Martine Moïse, je souhaite une Bonne Fête des Femmes et je l'encourage à aider les filles à persévérer dans leurs études, dans un pays où le taux de scolarisation des filles est encore insuffisant. Je l'encourage également à lutter contre les violences verbales et physiques faites aux femmes et aussi à se battre pour la parité homme-femme, car la culture d'inégalité entre les femmes et les hommes est non seulement négative pour les femmes, mais également pour les hommes. Il faut non seulement changer les lois mais aussi les cœurs et les esprits. La femme haïtienne a droit au respect de tout un chacun.

Mesdames, je vous embrasse de toute mon affection et vous assure de ma solidarité de toujours.

Michèle Bennett Duvalier
Paris, France
Le 8 mars 2017

mardi 7 mars 2017

René Préval vu par Me Sonet Saint Louis


L'ancien président René Préval
La gauche et la droite jouissives corrompues, réactionnaires et la communauté internationale pleurent le départ de René Préval, le  Mapou du système traditionnel ancien. Des pages de Me Sonet Saint Louis. à l'honorable Jerry Tardieu, autour de la disparition du Président René Préval. Des pages à méditer, à critiquer, à corriger et même à réécrire.

Le beau monde pleure la disparition d'un mapou-géant. Mais, nous, de l'autre monde, nous ne sommes pas du tout en liesse,  mais pas pour les mêmes raisons finalement. Le Président Préval  est parti et a  laissé à ma génération et  à la postérité un pays en ruine, triste et solitaire. On ne s'attend pas a cette mort subite dans notre politique. Mais, il faut admettre ce principe immuable  de la nature : des qu'on est né, on n'est pas trop petit, ni trop vieux pour mourir. Cette disparition  surprend  et nous contraint  à la réflexion dans cet univers miné  contrôle, et  marqué surtout par une grande  sécheresse de la réflexion critique et de l'interrogation.

Dans cette société, on veut tout camoufler, tout  masquer, même l'évidence. L'évidence d'un chaos, d'un échec soigneusement entretenu et organisé durant  un règne. Ai-je le droit enfin, en tant que haïtien,  éduqué sur la base de la citoyenneté, de la solidarité et du patriotisme de faire le bilan de Préval, mon président et ultimement lui demander des comptes, et  à  tous ceux qui avait eu comme lui  la responsabilité suprême de gérer le bien public dans un contexte de rareté des ressources nationales disponibles ou faire cause commune à la bêtise triomphante ? 

Si l'exercice de ce droit est encore possible,  voilà en quoi et sur quoi  je veux livrer  mes impressions pour certains et des réflexions pour d'autres. Dans mon trou coucou, à la Gonâve,  loin de la modernité occidentale, mais bien sur loin  de l'hypocrisie de la société urbaine de Port au Prince, je suis ému  et ébloui de voir les concerts de louange Venus de partout qui inondent la presse haïtienne  suite au décès  du président Préval. Je remarque qu'il y a un grand travail de communication qui se fait autour de sa mémoire.  Quelle idée ont-ils de la politique et de la République ?

Ses amis le  présentent  comme un modèle à vendre, et à cultiver, mais en même temps  oublient que ce dernier avait eu  la responsabilité de conduire la destinée de toute une nation,  de travailler au bien être de chaque citoyen haïtien, non de gérer  les intérêts mesquins et égoïstes d'un petit cercle d'amis  restreints pour lesquels, il s'est réellement  tout donné et il a tout donné. Ces faiseurs de roi ne se  trompent pas réellement dans leur culte à ti  René, du moins,  c'est cette image, ou cette représentation minuscule  et singulière  qu’ils ont de la politique et de la gestion du bien commun.  Cette représentation est celle des classes dominantes. Ce discours fait partie de la stratégie des classes dirigeantes pour reproduire le modèle dominant actuel.
 
Le discours dominant relayé dans la presse du pouvoir d'État  est celui d'un Préval suave, gentleman,  aimant la vie, et le beau, disons mieux  un élément de bon commerce pour la classe. Ces critères de sélection et de perfection sociale font de lui, en vérité, un gars authentique, digne fils adore  d'une certaine aristocratie de caste, de race et de classe dans ce pays. Ce discours relègue en arrière plan  les actions de cet homme et renvoie aux oubliettes tout  questionnement, tout débat politique sérieux et pédagogique  sur la manière dont cet homme public a géré le bien commun pendant ses dix années de pouvoir.

En effet, ce discours  s'est fait chair et se répand  partout, avec force et insistance, à cause du complotisme des médias corrompus au service des classes dirigeantes régnantes. La gauche et la droite présentent  René Préval comme un exemple de réussite politique, pour  avoir réussi deux mandats présidentiels sans heurts,  dans un pays complexe et compliqué.

Dans ce pays, on ne se soucie pas du résultat, il suffit d'être madré. Il faut être madré, car être politicien en Haïti, c'est  d'abord  être capable de porter des coups bas à ses adversaires  et rivaux en politique. Ici, on a beaucoup de madrés, mais peu de politiciens capables de résoudre les problèmes fondamentaux du pays. Sur ce point, Préval fut un politicien madré, un arroseur, un cynique qui pensait pouvoir ridiculiser tout le monde, même son pays. Son coup fourre contre  Jacques Édouard Alexis, cet universitaire bien forme qu'il a traine dans la boue par jalousie et aigreur suffit pour s'en convaincre.

Dans notre conception, un chef d'État  est un citoyen qui marque  positivement l'État, qui le fabrique, lui donne une vision et une direction. Un chef d'État qui désacralise l'État, le fragilise ou le dépouille de ses institutions est un anarchiste, ennemi de l'État, et des citoyens desquels l'État a reçu sa légitimité et sa consécration.

Dans cette réflexion, je risque de me tromper en réalité au niveau communicationnel, politique  et conceptuel sur les notions de gauche et de droite en Haïti. Il y a une réelle confusion ici. Quand on parle de la gauche et de la droite, on est dans une dynamique de modernité politique. Or, chez nous,  il y a peu  de modernes, il n'y a que des madrés de la politique haïtienne.

Dans la société haïtienne, il n'y a  pas vraiment  positionnement idéologique. On ne sait pas non plus quel type de valeurs que défend  chaque courant. Les notions de droite  et  gauche renvoient en politique a une réelle  antinomie, une   opposition entre deux visions de l'État et de la société. En Haïti, nous sommes plutôt  en face d'une mafia de la gauche et la droite, coiffée par une grande mafia politique au niveau national et global."Droite et gauche”, suivant l'expression de mon savant Maitre,  docteur Osner Févry  adhèrent à la même doctrine de pillage systématique des caisses publiques. Elles conduisent la même politique au sein d'un même système contrôlé par le même petit cercle d'amis et de copains "droite et gauche".

La différence entre la droite dans sa version  Jean Claudiste et la gauche lavalasienne réside dans une tromperie organisée entre les deux courants pervers  La différence entre le secteur ", dit  démocratique"  et le secteur anti démocratique est  qu'ils sont tous deux secteurs anti démocratiques.

Dans cette énumération, il y a quand même démarcation, il faut en faire sérieusement. Nous ne devons pas être  trop catégoriques, ni  trop absolus, car, à gauche,  comme  à droite, il existe des échantillons d'hommes et de femmes patriotes et progressistes dans ce pays  pour lesquels je continue à avoir une grande admiration.

Le passage de René Préval   au pouvoir comme celui de beaucoup d'autres ne débouche sur rien de fondamental, sauf certains  détails farfelus mis en circulation pour les besoins du moment qui ne peuvent en réalité  amuser que certains  amuseurs et jouisseurs impénitents  habitués à sa table bien garnie.

La politique de Préval a été tout simplement un  désastre. Les institutions étaient bancales et n'étaient plus renouvelées à temps. Les élections qui constituent la voie démocratique par excellence  pour renouveler le personnel politique  n'étaient pas organisées. Aucune action, aucune mesure visant à renforcer la démocratie, les institutions et l'État de droit n'a été posée. Les actions posées par Préval dans le sens de la stabilité  politique du pays et la paix des rues  n'étaient  qu'une stratégie visant à assurer sa propre suprématie dans l'espace politique haïtien.

Le président Préval a totalement banalisé l'espace politique haïtien. Sous sa présidence la  corruption  continue de régner à tous les niveaux de l'État. Le vocable " grand mangeur (macrophages en français) a pris naissance sous l'administration de René Préval. Sa proximité avec le secteur des affaires a permis à son entourage de piller l'État. La création de la CNE et le grand mariage routier promis par ce dernier a été le grand mariage entre petits copains et copines, une grande unité retrouvée pour mettre les finances publiques à sac.

Dans l'opinion, on vante les tronçons de route construits par Préval, 10 ans après, regarde l'état  de délabrement de nos routes, et vous aurez une idée sur la façon dont notre  argent  a été dépensé. Dans le domaine économique, son administration avait mis en œuvre une politique qui a permis aux secteurs mafieux du pays de kidnapper l'économie  nationale  et la politique, notre bien commun. La politique de "privatisation-vente" des entreprises publiques décidée  par l'administration Préval  a été la plus grande violence économique faite à la société haïtienne. Une politique qui a condamné les laisser pour compte, les classes laborieuses, les masses rurales et urbaines au désespoir et à la mort irréversible.

Les accords de libre échange  signés  par René Préval avec les institutions financières internationales, notamment avec  les américains concernant l'importation du riz en Haïti  et  sa politique agraire  constituent deux éléments fondamentaux  de l'effondrement  de notre système agricole national.

Par ces accords le libre échange,  le marché assigne désormais à Haïti un rôle dans la division  internationale du travail et de l'économie globale du marché. Des lors, Haïti se trouve adhérée au credo néolibéral et est saisie par les principes du marché global.

On attend Haïti dans deux domaines: la constitution et la création des zones franches d'exportation, industrielles et  commerciales dans nos zones arabes et fertiles dans un contexte de main d'œuvre a bon marché et le tourisme, surtout le tourisme sexuel.  je ne doute pas que tu sois bien place dans ce nouvel ordre international en application ? Entre temps,  honorable comment va Royal Oasis ?

J'espère que ton entreprise  et d'autres sauront  comment frayer un chemin dans cet ordre international pour le bonheur de nos milliers de chômeurs haïtiens.

Il va sans dire que cette assignation du rôle d'Haïti dans cet ordre international ne soit pas une fatalité. On peut s'en détourner et s'assumer comme nation. Cette œuvre  de rédemption prochaine sera  celle des patriotes, non de Préval et son club de copains. C'est là où nous en sommes. Voilà, ce que les politiques ont décidé.

Honorable, les propos que tu as recueillis de René Préval ne  sont  que des  salades vertes. Elles sont destinées  aux  tables de "vérité, intite  lespwa" et le club de bourdon et ne seront  servies qu'à  l'occasion de ses obsèques copieusement et soigneusement programmés. Alors bon appétit messieurs et dames, mais évitez l'indigestion.


Il n'est pas surprenant que dans les dernières  minutes de sa vie, Préval comme d'habitude,  essaie de tromper tout le monde, et malheureusement cher Tardieu, dans ce jeu de dupe, tu n'as été qu'un simple couloir de transmission d'une parole de la mort, d'une nouvelle stratégie de la mort contrariée par la mort subite. Une mort répète-t-on enfin qui sauve et "soulage". Je te rappelle que Préval avait dirige mon pays en deux occasions avec la présence des forces occupantes sur le  territoire national. A aucun moment de sa présidence, les questions concernant la souveraineté nationale du pays n'ont été  posées. Au contraire, Préval au cours de son premier mandat présidentiel a pratiquement liquide  nos chars blindes, nos avions, les fusils rouilles de l'armée indigène, et de tout ce qui reste  des matériels de l'armée défunte, abolie par un arrêté présidentiel. On ne détruit pas une armée, parce qu'elle a réalisé des coups d'État contre le pouvoir civil, parce qu''elle est coupable des violations des droits humains. Le principe de la  suprématie du pouvoir civil sur l'institution militaire était une donnée  nouvelle en Amérique latine dans les années  80.

Cette transition du pouvoir militaire au pouvoir civil demandait  toute une pédagogie pour inculquer  à nos forces armées haïtiennes ces nouvelles valeurs démocratiques. Les forces armées en Amérique latine, omniprésentes  sur notre sol sacre sont passées  pour  champion dans la pratique des coups d'État. Pourtant,  les  nouvelles  démocraties en Amérique latine  ne les ont pas détruites, mais que des réformes intelligentes et audacieuses les ont  transformées et les ont mises au service de la démocratie naissante.

Cette décision de bannir une institution nationale, fondatrice de l'État a été maladroite et politiquement mal inspirée.  En effet, honorable, cet État dont  le  pouvoir législatif  auquel tu appartiens est Co-dépositaire de la souveraineté nationale,  n'existe pas, à partir du moment ou  René Préval  a signé avec la secrétaire d'État américain, madame Albright un  accord   permettant ainsi  aux policiers des États-Unis de procéder à l'arrestation d'un citoyen sur le sol d'Haïti pour le déporter  sur le sol américain.  L’État d'Haïti en réalité  n'existe que par procuration. Mais, en vérité, dans un pays où il y a tant de dirigeants incompétents,  sans honneur et sans dignité, on  trouvera quand même dans la postérité  deux ou trois citoyens  qui porteront l'honneur et la dignité de beaucoup d'autres. Cela est historique.

Je souligne  à l'attention de mes compatriotes  que le premier devoir d'un État est la sécurité de ses citoyens. Haïti, par  la signature de cet accord dans une certaine mesure   a renoncé à son devoir de protection judiciaire et diplomatique envers ses citoyens. Ses citoyens se trouvent désormais  livrés à l'arbitraire et aux injustices des nations, notamment les États-Unis. Permets-moi de souligner un aspect important du comportement de Préval : l'insouciance politique.

Le pourianisme cravachère dont il avait fait montre  après le séisme  de 2010 face à la gestion de l'aide internationale justifiait de manière scandaleuse le manque de leadership de ce dernier. Ses maladresses politiques  ont amené  le Parlement à voter une loi, créant une structure spéciale de gestion de l'aide internationale (CIRH), une machine infernale  faisant de Bill  Clinton, un ex président des États unis, l'ordonnateur des finances publiques haïtiennes, mais en réalité n'avait pas de compte à rendre  à personne. Il s'agit tout simplement de l'insouciance politique au plus haut sommet de l'État. Honorable, je ne devine pas ton projet de devenir le premier d'entre nous. Mais je vais te dire ce qu'on attend  de nos dirigeants.

Nous attendons  de vous, gouvernants que vous mettiez en œuvre de véritables  politiques publiques  qui  peuvent protéger nos enfants du danger, des politiques de sécurité humaine qui peuvent nous mettre à l'abri de toutes les vulnérabilités dont nous pouvons être victimes  tant sur le plan économiques, social, politique qu'en  environnemental.

La politique de la mort mise en œuvre par Préval  pendant ses deux mandats  a contribué à l'exil de nos  jeunes en république dominicaine et dans beaucoup de pays  de  l'Amérique latine. Ils savent  pourtant qu'ils n'y sont pas toujours les bienvenus, mais ils y vont quand même. Mais s'ils  y vont, honorable,  c'est parce que chez nous, l'économie nationale est extorquée par un petit groupe, et la porte de l'égalité  des chances leur est totalement fermée. Toujours dans l'intérêt de ce même petit groupe,  à la fin de son mandat, le président Préval avait une reforme  constitutionnelle qui crée un petit monstre quant à ses dangers d'application. Cet amendement concocté et rendu applicable enlève toute implication des masses urbaines et rurales dans le choix des membres du conseil électoral permanent.

La participation du peuple au processus politique de son pays est donc anéantie. Il était évident que Préval avait tente d'organiser un pouvoir oligarchique à travers la Constitution amendée de1987.  Puis- je comprendre que c'est dans cette optique que tu étais allé rendre cette ultime visite à René Préval, en ta qualité de président de la Commission de reforme de la Constitution?

A ma connaissance, René Préval, n'est pas le plus grand  constitutionnaliste du pays. Il y a quand même de quoi à se poser des questions. En effet, le travail de ta commission ne devra  pas précéder les débats sur les questions nationales et identitaires. Je connais ton souci pour l'implication des haïtiens de l'extérieur dans le processus politique de leur pays. Mais, il est absolument nécessaire dans ce contexte mondialise traverse par une crise identitaire  de connaitre : qui est haïtien et qui ne l'est pas ? On attend de ta commission,  honorable, l'annonce de ces grands débats nationaux autour des grandes questions de l'heure. J'ai hate.

Le pays prépare  les funérailles nationales opulentes  de notre cher  président sur la détresse de nos laisser compte engendrés par le capitalisme dans sa version néolibérale, destructrice de toutes les protections sociales et les conquêtes  historiques.

Mais quand même, c'est triste et navrant d'avoir a dire adieu a René Préval, mais surtout  a un mapou. En effet, le mapou part tout nu, comme il était venu dans le monde, nu comme un ver.


Va en paix, ti René sur les ruines fumantes d'Haïti, mais tout n'est pas perdu. Cher Tardieu, va dire au  mapou  embaumé  que tu as vu Sonet, et d'autres,  on n’est pas inactif, on se réunit, on s'organise, on prépare l'avenir, si on est et resté  encore dans le  délai du temps.

Me Sonet Saint Louis av.
Sous les bambous de nan Kafe
Grande source, La Gonâve
Le 4 mars 2017

lundi 6 mars 2017

Haïti - USA : Blanchiment d’argent, Haïti pointé du doigt par le Département d’État

Dans le Volume II « Blanchiment d'argent et crimes financiers » du rapport « 2017 International Narcotics Control Strategy Report » le Département d'État américain indique « Les bandes criminelles haïtiennes sont engagées dans le trafic international de stupéfiants et dans d'autres activités criminelles et frauduleuses. Si Haïti n'est pas un centre financier majeur, les entreprises régionales de stupéfiants et de blanchiment d'argent utilisent les courriers haïtiens, principalement via des itinéraires maritimes. Une grande partie du trafic de drogue en Haïti, ainsi que le blanchiment d'argent qui en découle, est relié aux États-Unis. Une législation importante a été adoptée au cours des dernières années, en particulier les lois anti-corruption et de lutte contre le blanchiment d'argent, mais la faiblesse du système judiciaire haïtien laisse le pays vulnérable à la corruption et au blanchiment d'argent.

Le 8 juin 2016, le GAFIC a publié une déclaration publique demandant à ses membres d'examiner les risques découlant des lacunes du régime de AML/CFT (Anti-Money Laundering/Combating the Financing of Terrorism ) en Haïti [...] bien qu'Haïti ait apporté des améliorations dans des domaines non législatifs, il n'a pas réalisé suffisamment de progrès dans l'accomplissement de son plan d'action pour remédier à ses graves lacunes en matière de déficiences AML y compris des réformes législatives. Le 9 novembre 2016, le GAFIC a réaffirmé sa position, tout en notant les progrès et les efforts récents d'Haïti visant à introduire une nouvelle loi, y compris une nouvelle loi visant à accorder l'autonomie administrative de l’Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF). 

La plupart des schémas de blanchiment d'argent identifiés impliquent des montants importants de devises américaines détenus dans des institutions financières en dehors d'Haïti ou des entités non financière en Haïti, comme les restaurants et autres petites entreprises. Les monnaies étrangères représentaient 63% des dépôts bancaires d'Haïti en octobre 2016. Une majorité des saisies de biens à ce jour ont impliqué d'importants trafiquants de drogue condamnés aux États-Unis [...]

Haïti compte sept zones franches en opération. Il y a aussi 157 casinos autorisés et beaucoup d'autres casinos sans licence. Les jeux en ligne sont illégaux.

La législation AML adoptée en 2013 a encore été renforcée par des amendements en 2016. En 2014, l'Exécutif a signé un projet de loi longtemps retardé d'anti-corruption. Les banques et les sociétés financières, les agences de transfert de fonds, les coopératives de crédit, les compagnies d'assurance, les coopératives, les casinos, les avocats, les comptables, les notaires et les agents immobiliers doivent se conformer aux règles de KYC (Know Your Customer) et signaler les transactions suspectes à l'UCREF.

Haïti est membre du GAFIC, un organisme régional de style GAFI.

La faiblesse du système judiciaire haïtien et les mécanismes de poursuite ainsi que le manque de connaissance par les juges et les procureurs des modifications législatives récemment adoptées continuent de laisser le pays vulnérable à la corruption et au blanchiment d'argent. Haïti n'est pas membre du Groupe Egmont, mais présente actuellement une demande d'adhésion.

Le Gouvernement haïtien demeure entravé par des codes pénaux et des codes de procédures pénales inefficaces et périmés, ainsi que par l'incapacité ou la réticence des juges et des tribunaux à traiter les affaires faisant l'objet d'une poursuite. Des projets de codes criminels et de codes de procédure pénale qui permettraient de remédier à ces lacunes devraient être examinés par le Parlement au cours des prochains mois.

Le Gouvernement devrait continuer à consacrer des ressources à la mise en place d'un régime efficace de lutte contre le blanchiment de capitaux, y compris un soutien continu aux unités chargées d'enquêter sur les crimes financiers et le développement d'un système de technologie de l'information. La loi 2013 sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme et ses amendements de 2016, malgré le renforcement du cadre réglementaire pour lutter contre les infractions financières, portent atteinte à l'indépendance et à l'efficacité de la 'Financial Intelligence Unit' (FIU) d'Haïti

Haïti devrait également prendre des mesures pour établir un programme visant à identifier et à signaler les mouvements transfrontaliers de monnaies et d'instruments financiers. Les casinos et les autres formes de jeu devraient être mieux réglementés et surveillés. Le Gouvernement haïtien devrait prendre des mesures pour lutter contre la corruption omniprésente à tous les niveaux du gouvernement haïtien et du commerce.

Le Gouvernement d'Haïti continue de prendre des mesures, telles que la formation du personnel et la coordination avec les banques du pays, pour mettre en œuvre un meilleur régime de AML. En septembre 2016, l'Assemblée nationale a ajouté des éléments manquants à la loi de 2013 en matière de loi AML/CFT pour l'aligner sur les normes internationales, bien que des lacunes persistent. Toutefois, pour qu'Haïti puisse se conformer pleinement, le code pénal devra être mis à jour.

Après des années de retard, l'adoption de la loi anti-corruption de 2014 a constitué une étape positive pour tenter de lutter contre la corruption publique, mais les problèmes de mise en œuvre subsistent. Les changements fréquents de leadership, la crainte de représailles au niveau du travail, les rumeurs d'intervention de l'Exécutif et le manque de suivi judiciaire (poursuites) rendent la mise en œuvre particulièrement difficile. Les changements fréquents dans le système judiciaire rendent également difficile la poursuite des poursuites par les procureurs.

L'UCREF a continué de renforcer ses capacités internes et de faire des études de cas efficaces. L'UCREF a transmis six cas au pouvoir judiciaire en 2016. Les questions qui se posent dans le secteur judiciaire signifient que les progrès de l'UCREF ne sont pas encore reflétés dans les taux de condamnation. Une fois qu'un cas est reçu, le juge d'instruction dispose d'un délai de deux mois à compter de la date de l'arrestation pour compiler les preuves, mais il n'y a pas de limite au calendrier pour fixer les dates des procès, communiquer avec les organismes d'enquête et les procureurs et suivre les données financières. Il n'y a eu aucune condamnation ou poursuite pour blanchiment d'argent en 2016. »


Haiti Libre

jeudi 2 mars 2017

Haiti Grandeur et Décadence. Descente aux Enfers.




MES POINTS SUR LES I DE MICHELE BENNETT DUVALIER.
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Haiti Grandeur et Décadence. Descente aux Enfers.
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Que nous arrive t-il? Haiti est à la dérive à tous les niveaux.

-DÉRIVES POLITIQUES: de 1986 à 2017 près de 18 ou 19 Chefs d'Etat et de Gouvernements se sont succédés. 31 ans de gabegies. 31 ans de corruption au plus haut sommet de l'Etat. Toutes nos institutions sont malades et gangrenées par la corruption. La Constitution de 1987 est boiteuse mais aucun Chef d'Etat jusqu'à présent n'a pris la responsabilité d'y remédier. Pendant les différentes campagnes électorales, qu'ils soient candidats à la Présidence, Sénateurs, Députés ou Maires, ces gondoliers de la politique, pour la plupart n'ont fait que mentir au peuple haïtien qui à chaque élection espère un avenir meilleur pour ses enfants. On a eu un défilé de Chefs d'État lamentables dans sa grande majorité. On a eu un ivrogne qui d'entrée de jeu a déclaré une "bamboche démocratique" par lâcheté et fermé les yeux sur l'assassinat de plusieurs centaines de Volontaires de la Sécurité Nationale du Gouvernement du Président Jean Claude Duvalier, tout ceci orchestré par l'inventeur du supplice du collier, Jean Bertrand Aristide, dit le bigleux, assisté de son Maître Nageur, René Préval. L'arrivée du gang Martelly et High-Tech Lamothe n'a fait qu'accélérer cette descente aux enfers pour Haiti et le peuple haïtien.

Notre Parlement est truffé de repris de justice en quête d'immunité et pour la plupart des analphabètes et des cretins patentés. Dechouquages, destructions de biens privés et publics, assassinats de journalistes, d'avocats, d'hommes et de femmes d'affaires, d'hommes politiques, de religieux, viols, enlèvements contre rançon, spoliations de propriété, traffics de drogue, prolifération des gangs des cités et des bidonvilles, les chimères, zinglindos, occupations des GI's et de la Minustha, ingérences étrangères dans les affaires internes de notre pays. Nos hommes et femmes politiques sont devenus maîtres en l'art de truquage des élections. Quant à la Diplomatie Haïtienne ou plutôt, je devrais dire la Diplomatie au rabais, c'est la Classe des Nuls et des cancres.

Pour la liste complète de tous les méfaits de ces Gouvernements, je vous réfère à mon texte du 25 Janvier dernier intitulé "Lettre à Mr. Frantz Duval du Nouvelliste".

DÉRIVES ÉCONOMIQUES: Insécurité alimentaire. Décote de la gourde, détournements et gaspillages des Fonds Petro Caribe et autres dons de Pays amis. Détournements des dons faits après le tremblement de terre et cyclone Matthew, chômage, etc.
(voir texte du 25 Janvier dernier).

DÉRIVES MORALES, SOCIALES ET CULTURELLES : Le Carnaval 2017 a marqué tous les esprits non pas pour la beauté de ses chars, des déguisements des bandes à pieds ou des décorations des stands sur le Champ de Mars ou aux Cayes. Non plus par l'ambiance. Le Carnaval 2017 restera dans les annales comme synonyme de vulgarité, de dépravation. C'est bien triste pour le Président Jovenel Moïse de commencer son mandat présidentiel sous des auspices aussi discutables que lamentables. Triste spectacle. J'ai eu des larmes aux yeux.

Malgré l'heure tardive et le décalage de 6 heures avec Haiti, j'ai regardé depuis Paris les vidéos retransmises en direct sur Facebook des 3 jours du Carnaval et j'en garde toujours un goût amer dans la bouche.

L'ancien Président-chanteur-jouisseur, Le vulgaire Michel Martelly a passé les 3 jours du Carnaval à se donner en spectacle. 3 jours à reprendre en boucle sa chanson composée en l'honneur de deux journalistes de la radio. Chanson composée de mots grivois et d'insultes dignes des égouts des bas-fonds de notre capitale poubelle. Les refrains étaient repris en cœur par la population et cela a duré jusqu'au mercredi des Cendres à Gelée. Le Roi du Carnaval, le vulgaire ex-Président chanteur s'est donné en spectacle pendant 4 jours à débiter ses insanités dont il est seul à avoir le secret, en présence du Chef de l'Etat et de son épouse, du Maire de la Ville des Cayes, du Comité National du Carnaval, des autorités religieuses, des journalistes de la presse écrite et parlée, de la bonne société Cayenne, de celle de la capitale et de PetionVille, des Carnavaliers venus de tous les coins du pays, aux Cayes. Personne! Personne n'a pipé mot! Au contraire, ça rigolait, applaudissait et se déhanchait! Je me suis posé les questions suivantes: Pouquoi le Président Jovenel Moise tout en sachant que Martelly allait débiter ses conneries, est resté quand même à sa tribune assister à ce spectacle? Le même Jovenel Moise qui a rendu une visite de courtoisie à différents organes de la presse dont la Radio de ces 2 journalistes en question quelques jours seulement avant sa prestation de serment le 7 février dernier. Où sont passées les associations des droits de la femme? les féministes? nos autorités judiciaires? Pas une seule déclaration du Clergé? du Sénat? de certains membres du Secteur Privé, complices, qui financent depuis des années à coup de millions de dollars, soit pour sa campagne lors des élections de 2010 ou sponsorisent Martelly et son orchestre? Les Radios de la capitale et des villes de province? La presse écrite? Et j'en passe! Allo! Où êtes vous?

Et on ose me parler de DÉMOCRATIE! C'est ça la DEMOCRATIE? Elles sont passées où nos valeurs morales? Le respect d'autrui? Notre société est en pleine déliquescence. Notre société est pourrie jusqu'à la moelle. Quelles sont les valeurs qu'on veut léguer à nos enfants? A notre jeunesse?

Le Carnaval est une tradition chez nous et doit revenir à Port-au-Prince comme avant. C'est également une fête populaire et surtout familiale. Ces carnavals politiques organisés aux Cayes (240 millions), Port-au-Prince (20 millions), Gonaives (10 millions), Cap-Haïtien (6 millions), et Port de Paix (2 millions), nous laissent plutôt l'impression d'avoir mangé une bouillabaisse composée de poissons pourris. Et la Ville de Jérémie, la grande oubliée?

Tous ces millions dépensés pour des carnavals à travers le pays, était-ce bien nécessaire? Quand je pense qu'on n'a même pas un hôpital décent dans la capitale ou les villes de province? Que des malades n'ont pas accès à des soins décents de santé? Quand les médecins et instituteurs sont en grève pour des revendications tout à fait légitimes. Que la majorité de la population est au chômage et n'arrive même pas à se nourrir. Que nos agriculteurs souffrent du passage des cyclones et des inondations? Quand les prisonniers sont maltraités et sont en surnombre dans les prisons surpeuplées et qu'ils meurent en grand nombre de malnutrition et sans soins médicaux. Que notre capitale est une poubelle à ciel ouvert? Que la population n'a pas accès à l'eau potable et à l'électricité? Que des milliers de parents n'arrivent même pas à payer les écoles " borlettes " ou nourrir leurs enfants? On est prêt à faire face à la période cyclonique qui avance à grands pas? Non! Comme on dit chez nous: "Bon Dieu bon".

Je dénonce la complaisance de notre société qui a perdu toutes valeurs morales. Notre pays est devenu une jungle où l'immoralité prévaut et on confond la liberté avec la loi de la jungle. La femme haïtienne n'est plus respectée. J'aime beaucoup ce proverbe mexicain: "La maison ne repose pas sur le sol, mais sur une femme". Je ne connais pas Madame Lilianne Pierre Paul qui a été une opposante du Gouvernement du Président Duvalier et je ne connais pas non plus l'autre journaliste de cette même Radio, mais peut on rester insensible à ces attaques gratuites et avilissantes sur 2 concitoyens et ce par un homme qui a été Président de la République? Président de tous les haïtiens? Non! J'ai eu tellement raison de dire dans un texte précédent que Martelly est un accident de l'histoire et son attitude dépravée pendant le carnaval me donne raison aujourd'hui.

Le Président Jovenel Moise n'a pas été élu par le PHTK que préside Martelly mais par 20 % de la population Haïtienne. Je veux bien croire qu'il sera le Président de tous les haïtiens y compris ceux de l'opposition et de la diaspora haïtienne. J'espère aussi que le Président J. Moise saura se défaire et mettre au placard cet encombrant parrain qu'est Michel Martelly et sa clique, ainsi il gagnera en respect. Quand on est appelé à gouverner un pays, on ne recule pas devant ses responsabilités.

Cela fait 31 ans que les journalistes opportunistes de la presse nationale et internationale, les historiens de pacotille, l'un d'eux se reconnaîtra, les politiques et les opposants de Jean Claude Duvalier travestissent l'histoire à leur goût pour le faire passer comme le pire dictateur! La haine l'a emporté sur la vérité! Et je défie quiconque de me dire qu'il ne faisait pas Bon de vivre sous le Gouvernement de JCD. Comme disait mon frère Rudy qui avait toujours le mot pour rire: "Le Gouvernement de JCD n'est pas une dictature mais une Dictadouce!"

En cédant le pouvoir en 1986, le Président Jean Claude Duvalier a voulu éviter un bain de sang et a pris le chemin de l'exil en France. À son retour en janvier 2011, il a dit: "Qu'avez-vous fait à mon pays?". Cette question est reprise depuis par tous les journalistes, et même par ses opposants. Cette fameuse question est reprise en cœur aussi par le peuple haïtien qui se rend compte que sous le Gouvernement de JCD, il mangeait à sa faim, ne campait pas sous des bâches en plastique, ses enfants allaient dans de bonnes écoles publiques, il recevait des soins dans les hôpitaux, il avait accès à l'eau potable et à l'électricité pour la grande majorité, il pouvait aller à la banque sans se faire agresser ou assassiner, Haiti etait le pays le plus visité de la Caraibes par les touristes du monde entier et la sécurité de nos concitoyens était assurée. Haiti était respectée sur la scène internationale. Et on se respectait les uns les autres.

31 ans que le peuple haïtien est dirigé par des cretins décérébrés qui cachent leur incompétence en parlant de la dictature. Non Messieurs! Après 31 ans de démocratie à votre sauce! Ce n'est plus de notre faute!

Qu'avez-vous fait de mon pays?

Michele Bennett Duvalier
Paris, France 
Le 3 mars 2017

Le carnaval des Cayes ou carnaval de la honte ?

Le président Jovenel Moïse et la première dame Martine Moïse
Je tiens à présenter mes sympathies à tous les cayens et cayennes intègres qui ont du assister impuissants à l'avilissement MORAL de leur Cité par cette équipe de vauriens venue de Port-au-Prince pour débaucher la jeunesse cayenne !

En fait, d'une certaine manière, cette opération de " Bestialisation " sous couvert de "Carnaval décentralisé" dit " National " (officiel plutôt mais bon, ces gens là ne font pas la différence ) a avili toute la République d'Haïti !!!

Toutes ces insanités débitées de manière brute par un ex-président de la république et en présence de l'actuel président d'Haïti et de son épouse ...  Joyeux d'y participer en applaudissant et/ou tcha tcha en mains !

Et le pire : tout cela retransmit en direct par plusieurs stations de radios et de télévisions dont la Télévision Nationale d'Haïti qui est supposée être à la fois une station d'information, d'éducation et de divertissements sains et un organe de service public !

Est-ce ainsi que nos irresponsables " dirigeants " préparent et guident la jeunesse dHaïti ? "C'est nous les grands, nous les petits : demain la gloire dHaïti " [Hymne à la jeunesse : Fière Haiti].

Le cardinal Langlois doit être aux ANGES avec toutes ces prestations immondes en mode 400 % KK pour préparer ce temps de carême (après tout il a ouvertement contribué à l’avènement de cette " continuité" au pouvoir). En tout état de cause, l’archevêché des Cayes  en a reçu pour son compte il me semble. Comme on dit si bien chez nous : " Sa ou plante , se li ou REKOLTE " !!!

Stephen William Phelps,
Port-au-Prince, le 1er Mars 2017

mercredi 1 mars 2017

Le dossier UCREF ne peut être renvoyé aux calendes grecques

Le nouveau preśident d'Haiẗi Jovenel Mois̈e  et le commissaire du gouvernement Jean Danton Leǵer.

QUOIQUE DISENT ET FASSENT LES AVOCATS ET PARTISANS DU PRÉSIDENT JOVENEL MOÏSE


Le dossier UCREF ne peut être renvoyé aux calendes grecques

Par Léo Joseph

La décision prise par Jovenel Moïse de prêter serment comme président de la République, le 7 février 2017, en dépit de l’inculpation qui pèse sur lui,s’inscrit dans la logique du pouvoir traditionnel haïtien faisant du chef de l’État un intouchable aux yeux de la loi. Cela signifie que celui qui occupe le Palais national a les possibilités d’instrumentaliser les institutions du pays, y compris le système judiciaire, dans le sens de ses intérêts personnels.

En effet, les avocats, partisans, supporters politiques, mais principalement ceux qui ont contribué gros à sa campagne présidentielle, ont tout fait pour que M. Moïse prenne logement au Palais national. Cette étape franchie, pensent-ils, le nouveau président a les possibilités de manipuler la justice afin de s’éloigner les décisions à lui potentiellement dommageables. Dans cette perspective, ils se proposent d’aller très vite en besogne triantsur le volet un juge instructeur qui soit à même de blanchir l’intéressé dans l’affaire UCREF (Unité centrale de référence fiscale). Mais le dossier, dans le cadre du processus lancé depuis qu’il a été soumis au commissaire du gouvernement, pour les suites légales nécessaires, ne peut être écarté d’un revers de main. Surtout qu’il s’agit d’un crime transnational dont le premier citoyen du pays est accusé. Ceux qui font des gorges chaudes de l’affaire ou l’écartent carrément d’un revers demain n’ont qu’à lire le réquisitoire supplétif du chef du Parquet de Port-au-Prince y relatif.

Voici, donc, pour l’édification des uns et des autres, le texte intégral, daté du 6 février 2017, adressé au président duTribunal de première instance de Port-au-Prince par Jean Danton Léger, commis- saire du gouvernement.

Réquisitoire supplétif d’informer

« MINISTÈRE DE LA JUSTI- CE ET DE LA SÉCURITÉ PUBLIQUE

« 6 février 2017 « RÉQUISITOIRE SUPPLÉTIF D’INFORMER « Le commissaire du gouverne- ment près le Tribunal de première instance de Port-au-Prince


« Vu le soit-communiqué pour réquisitoire définitif du juge d’instruction Brédy FABIEN du Tribunal de première instance de Port-au-Prince en date du 3 février 2017;

« Vu l’ordonnance de prorogation du délai du doyen Bernard SAINT-VIL en date du 18 janvier 2017;

« Vu le réquisitoire d’informer du commissaire du gouvernement au Cabinet d’instruction en date du 7 février 2017;

« Vu le rapport de l’UCREF déféré au Parquet de Port-au- Prince mettant en cause le sieur Jovenel MOÏSE soupçonné de blanchiment des avoirs;

« Vu les différentes pièces du dossier déjà soumises au Cabinet d’instruction du juge instructeur;

« Vu les articles 35, 37, 42, 43, 51, 57 et 114 du Code d’instruc- tion criminelle;

« Attendu qu’il résulte contre le sieur Jovenel MOÏSE des présomptions de blanchiment des avoirs;

« Attendu que l’UCREF a été saisi de l’affaire et acheminé un rapport d’analyse financière sur les avoirs de Jovenel MOÏSE au Parquet;

«Attendu que leParquet à sollicité du Cabinet d’instruction l’ouverture d’une enquête approfondie sur autour de cette affaire;

« Attendu que le juge d’instruction saisi de la cause a décerné un mandat de comparution contre le prévenu Jovenel MOÏSE en date du 24 janvier 2017, ce mandat qui constitue le premier acte d’instruction dans le dossier, fait de lui un inculpé;

« Attendu que les faits, au sieur Jovenel MOÏSE, reprochés sont desfaitssaillants, accablants, pourvu qu’ils ne soient pas prescrits; qu’il s’agit là de blanchiment des avoirs;

« Attendu que le blanchiment des avoirs, au regard de la loi, est la conversion ou le transfert des avoirs, dans le but de dissimiler ou de déguiser l’origine desdits avoirs, ou bien d’aider toute personne impliquée dans la commission de l’infraction, à l’origine de ces avoirs à échapper aux conséquencesjuridiques de ses actes;

« Attendu que le blanchiment des avoirs est envisagé sousl’angle de la dissimulation ou le déguisement de la nature, de l’origine de l’emplacement, de la disposition du mouvement ou de la propriété réelle des biens;

« Attendu que le blanchiment des avoirs est considéré comme l’acquisition, la détention ou l’utilisation des biens par une personne qui sait ou devrait savoir que lesdits biens constituent un produit du crime au sens de la loi;

«Attendu que l’affaire Jovenel MOÏSE porte sur les transactions effectuées sur le différents comptes en banque, au nombre de 14, détenus à la Banque Nationale de Crédit (BNC) à la parties civiles dans cette affaire, en témoignent les requêtes adressées au juge d’instruction versées dans le dossier et au commissaire du gouvernement sous les dates: 31 janvier 2017 et 1er février 2017;

« Attendu que le rapport de l’UCREF fait état de responsables d’institutions bancaires qui refusent de coopérer; qu’il y a lieu de procéder à l’interrogatoire des institutions bancaires qui, selon le rapport, refusent de collaborer;

« Attendu qu’il y a lieu pourle magistrat d’interroger les sieurs Ernst BOLIVAR et Moïse JEAN- CHARLES qui se sont porté partie civile dans cette affaire de procéder à une séance de confrontation entre l’inculpé et des témoins clés tels que Isones Étienne, Winsky Knagg, Réginald Boulos;

« Attendu qu’il y a lieu pour le magistrat instructeur de requérir plus d’informations, de prendre communication des dits-chèques émis, des formulaires d’ouverture des différents comptes; ce dans le souci de dire la vérité et rien que la vérité que tout magistrat est tenu de faire, eu égard à sa mission sacro-sainte : rendre la justice à qui elle est due, et ce, de façon saine, juste, impartiale et équitable;

«Requiert qu’il plaise, Monsieur le juge instructeur, d’en informer plus par toutes les voies de droit, et de faitsur cette affaire, de procéder à de nouvelles informations et d’explorer toutes autres pistes susceptibles de faire la lumière autour des coins d’ombre qui entourent cette affaire dansle plus court délai, notamment la prise de communication formelle et expresse des originaux des chèques émis par Jovenel MOÏSE et sa femme née Marie Martine JOSEPH relatifs au compte No. 0340000212 détenu à la BNC, la prise de communication formelle et expresse des formulaires d’ouverture desdits comptes aux succursales où les comptes ont été ouverts; de procéder à l’interrogatoire de la dame Jovenel MOÏSE née Marie Martine Joseph, des témoins clés tels que : Iones Étienne, Winsky Knagg, Réginald BOULOS; de procéder également à l’interrogatoire des sieurs Ernest BOLIVAR, Moïse JEAN-CHARLES qui se sont portés partie civile; de confronter l’inculpé avec les témoins qui se sont portées partie civile; de commettre des experts pouvant éclairer la lanterne sur les différentes activités et transactions commerciales de Jovenel MOÏSE et sa femme née Marie Martine JOSEPH à travers les différentes entreprises par eux dirigées, d’auditionner également les différents associés, actionnaires de Jovenel MOÏSE; ce conformé- ment aux articles 114 du Code d’instruction criminelle; ce faisant, ce sera bonne et valable justice.

« Respectueusement,

« Mag. Jean Danton LÉGER,

« Commissaire du gouvernement».

La justice haïtienne en observation


Obnubilés par leurs intérêts mesquins, les défenseurs et l’entoura- ge de Jovenel Moïse minimisent ses démêlés avec la justice haïtienne, feignant d’investir les res- sources politiques et intellectuelles du nouveau président dans l’organisation de son administration.Aussi le Carnaval national et la nomination du Premier ministre constituent-ils leurs principales préoccupations, après la prestation de Nèg bannann nan. Mais ils semblent ignorer le fait que le blanchiment d’argent constitue un crime transnational et que le cas du nouveau président haïtien retient l’attention des dirigeants d’autres pays, particulièrement nos voisins de l’hémisphère, y compris les États-Unis, qui mènent une lutte acharnée contre le fléau du blanchiment d’argent.

De toute évidence, des pays comme les États-Unis, le Canada, la République dominicaine, notamment, dont les brigades anti-drogue sont déployées en permanence contre les caïds et d’autres trafiquants illicites, sont toujours aux aguets. Sachant que cette activité constitue la principale pourvoyeuse de l’argent sale, les autorités judiciaires de ces pays ainsi que les services responsables du maintien de l’ordre suivent de près ce qui se passe dans les pays réputés exportateurs de stupéfiants. Haïti étant considéré comme pays par où transitent les cargaisons de drogue en provenance de la Colombie, du Venezuela, du Panama et d’autres pays exporta- teurs de cocaïne, d’héroïne et de marijuana, à destination d’Amérique du Nord et de l’Europe, les moindres références au trafic de drogue font évoquer le blanchiment d’argent, et vice versa. Il est donc aisé de comprendre pourquoi l’accusation de blanchiment d’argent portée contre M. Moïse par l’UCREF intéresse au plus haut point les autorités judiciaires américaines. Surtout que cette institution haïtienne a la réputation de travailler en étroite collaboration avec ses vis-à-vis américains dans le cadre de la campagne contre le blanchiment d’argent en général. On en veut pour preuve l’intervention des autorités bancaires américaines ayant menacé les banques haïtiennes d’isolement pour s’être montrées trop tolérantes à l’égard de certains de leurs clients accusés d’avoir introduit l’argent sale dans le système bancaire international.

Indéniablement, vu l’importance attachée à la lutte contre ce fléau, les autorités étrangères particulièrement intéressées à ce crime surveillent de près l’évolution de l’affaire UCREF, surtout que dans le passé le système judiciaire haïtien s’est montré complaisant par rapport aux dossiers relatifs au trafic de drogue et au blanchiment d’argent. Ces milieux internationaux sont doublement intéressés dans le cas de Jovenel Moïse, puisqu’il est le président de la République, le premier citoyen du pays, et qui a prêté serment de respecter les lois et la Constitution du pays ayant aussi juré de les faire respecter. Autant dire, l’inculpation du candidat à la présidence Jovenel Moïse, devenu président élu, puis président en fonction, après son investiture, est loin d’être une mince affaire. Aussi les pays amis d’Haïti suivent-t-ils avec intérêt la manière dont la justice haïtienne traite le dossier criminel du président haïtien.

Certes, le réquisitoire supplétif adressé au président du Tribunal de première instance de Port-au-Prince par le commissaire du gouvernement Danton Léger expose l’insuffisance du travail du juge Fabien Brédy. D’ores et déjà, certains critiques du magistrat l’ont accusé d’ « incompétence », ayant omis d’interroger des personnes clés cités dans le dossier, ou de faire appel à l’expertise de techniciens en la matière pour l’aider à éclairer les zones d’ombre dans l‘affaire. Pour étayer la thèse d’incompétence, certains ont attiré l’attention sur des commentaires imputés à l’ex-juge instructeur Claudy Gassant déclarant que Me Brédy n’a pasreçu l’entraînement qui l’aurait habilité à mener à bien cette enquête.

En tout cas, si Me Brédy est vraiment soucieux de faire jaillir la lumière et entend agir de telle sorte que la justice triomphe dans ce dossier, il a intérêt àmettre en pratique les suggestions du commissaire du gouvernement. En tout état de cause, à la lumière des faits qui ont été révélés dans l’affaire UCREF, il incombe au juge Brédy de bien server la cause de la justice et d’éviter de se faire coller injustement des épithètes peu honorables. Car ce dossier ne peut être relégué au calendes grecques.

L.J

Le parti Fusion dénonce les obscénités de Michel Martelly

Rosemond Pradel
Le Parti Fusion des Sociaux-Démocrates Haïtiens (FUSION), déplore que l’ex-président de la République Michel Martelly n’a appris aucune leçon de ses cinq années passées à la tête du pays. Ses propos déplacés indignes de tout homme qui se respecte à l’endroit d’une femme qui avait osé questionner ses déclarations et ses actions avaient occasionné le départ des ministres et secrétaires d’état d’un gouvernement. Un geste aussi fort et un message de réprobation aussi clair n’ont pas suffi à lui faire comprendre que de tels comportements étaient inacceptables venant de n’importe quel individu voir d’un chef d’état ou d’un ancien chef d’état qui semble-t-il croit que sa carrière politique n’est pas terminée.

Les propos vulgaires tenus à l’égard de deux journalistes bénéficiant d’une large audience dans l’opinion ont soulevé l’indignation et même le dégout chez plus d’un dans notre société. Par-delà la condamnation et la réprobation qui les ont accueillis, ces propos malodorants doivent nous interpeller tous, car ils sont symptomatiques d’un problème plus grave et plus profond qui ronge notre société. Comment toute une nation a pu accepter que son destin soit confié à un tel homme ?

Comment l’immense majorité des adultes en âge de voter ont pu par leur indifférence laisser le mouvement conduit par ce même énergumène contrôler toutes les avenues du pouvoir ?

Il faut se rendre à l’évidence, notre pays est malade. La jeunesse haïtienne est gravement menacée par cette déchéance morale, la perte de ses repères et de ses valeurs. Ces trois jours gras sont plus que révélateurs, nous avons de loin suivi celles et ceux qui n’ont rien trouvé à faire que de rire aux éclats en écoutant un ex-président trainer dans le caniveau des journalists.

La FUSION croit que la société haïtienne ne peut pas se contenter de condamner. Cet incident devrait être une occasion pour tout un chacun de prendre conscience que cette situation ne peut pas durer. Si nous ne faisons rien, l’avenir de notre jeunesse, donc de notre pays est menacé. La FUSION reste convaincue qu’il nous faut d’urgence mettre autour d’une table toutes les citoyennes et tous les citoyens préoccupés par cette situation, en vue de débattre sur le devenir de notre patrie commune. Le problème n’est pas que politique, économique ou constitutionnel, il est aussi moral. Pour nous en sortir tous ensemble, il ne saurait s’agir uniquement de débats sectoriels sur des sujets divers qui prendront une éternité, mais d’une réflexion globale sur tous les maux qui minent notre société et sur les solutions les plus appropriées.

Port-au-Prince, le 1er mars 2017

​​​​​​​​Rosemond PRADEL
​​​​​​​​Secrétaire Général