mercredi 14 février 2024

Lettre du Révérend Calherbe Monel aux responsables de l'Église en Haïti

Chers frères et sœurs responsables de l’Église en Haïti

Je vous salue au nom de Jésus-Christ, notre Seigneur et Sauveur.

Chaque jour, je me réveille avec une profonde tristesse dans le cœur à cause des conditions terribles dans lesquelles notre peuple est contraint de vivre. En tant que dirigeants de l’Église, je vous exhorte à travailler à la délivrance spirituelle et à la libération économique de nos frères et sœurs. Nous serons tenus responsables devant le trône de notre Père de notre travail ou de notre absence de travail.

Le Royaume de Dieu a envoyé des anges pour nous guider, subvenir à nos besoins et nous protéger dans cette mission, tout comme il l’a fait pour ses serviteurs dans la Bible. Nous ne pouvons pas rester silencieux face à l’injustice et aux conditions terribles que nous avons pour mandat de changer.

Notre travail, nos sacrifices et même notre mort ne seront pas vains, car notre Sauveur nous a déjà tracé le chemin et les principes à suivre. Nous sommes déjà vainqueurs.

Je désire servir et mourir pour l'œuvre de mon Père tout en servant ma famille et mon peuple. Comme nous l’ont enseigné les Apôtres, il vaut mieux vivre et servir le Père que servir et plaire aux hommes.

Notre peuple ne peut pas vivre et mourir dans ces conditions. Nous devons revêtir l’uniforme de David et libérer notre peuple de l’emprise des conditions visibles et invisibles. Je prie pour que le Seigneur vous accorde sagesse, force et discernement dans cette mission.

Avec un grand amour pour vous, mes ancêtres, mon pays, mon peuple et Dieu, je dis : « Haïti revivra ! »

Patriotiquement et fraternellement,

Révérend Calherbe MONEL

WhatsApp 757.348 2009

CalherbeMonel@gmail.com

jeudi 8 février 2024

Réaction du Président de l'AEA après le discours du Premier ministre Ariel Henry

Comme président de l'association des entrepreneurs de l'Artibonite ( AEE), j'affirme avec amertume et douleur que le message du 7 fevrier 2024 du PM Ariel Henry est une forme d'agression contre la volonté generale du peuple haitien demandant son départ immediat du pouvoir pour cause d'incapacités générales. C'est une tentative ignoble d'aggraver l'instabilité, l'Insécurité en incitant la colère poppulaire pour justifier son maintien,d'ailleurs catastrophique, illégal, illégitime à la tête de l'État.

Contrairement à sa croyance et à celle de l'ambassadeur américain, ce n'est pas une transition qui est demandée dans la transition. Le peuple haitien revendique de normaliser cette transition, la plus longue depuis 1986, pour la rendre plus apte à l'organisation sincère et immédiate des élections. Nous appelons tous les secteurs de la vie nationsle à soutenir "l'appel vigoureux" des Évèques catholiques haitiens au PM Ariel Henry pour prendre une décision sage " pour le bien de la nation".

C'est la mojorité des haitiens des 10 départements géographiques du pays et de ceux de la diaspora qui attendent cette décision sage du PM Ariel Henry pour que soient rétablies la paix sociale et la confiance populaire, bases de la réconciliation nationale à côté d'une saine justice équitable.

 Je demande aux diplomates accrédités en Haiti de s'en tenir au respect strict de la Charte des Nations unies relative aux droits et devoirs des États membres, au respect scrupuleux de la convention de Vienne sur les relations diplomatiques pour que l'ordre international, déja avili en Haiti, n'y soit enterré par l'orgueil raciste, l'intérêt national exporté, pouvant entrainer, par effet d'imitation immédiat, une escalade mondiale préjudiciable à cet ordre lui-même qui existe depuis 1945. Haiti, certes, a besoin de se normaliser comme Etat, de s'humaniser comme Économie, de se moraliser et se démocratiser comme Société. 

Gonaives, 8 février 2024

Pierre Robert Auguste 

Président 

Association des Entrepreneurs de l'Artibonite  (AEA)

dimanche 4 février 2024

L'AEA FAVORABLE A UN CHANGEMENT DE GOUVERNEMENT ORDONNÉ

 
AEA

NOTE DE PRESSE

L'AEA FAVORABLE A UN CHANGEMENT DE GOUVERNEMENT ORDONNÉ

L'Association des Entrepreneurs de l'Artibonite  ( AEA )  constate, non sans inquiétudes, le rejet populaire du gouvernement en place pour des motifs justes d'incapacité, d'insouciance, d'insensibilité humaine et sociale, de complaisance révoltante envers les gangs terroristes qui assassinent, kidnappent, volent, violent, pillent en toute impunité. Une telle situation est intolérable,  inadmissible dans toute société humaine et tout État responsable. Tout gouvernement, incapable d'assurer le bien-être d'un peuple, de garantir sa sécurité, la protection des vies et des biens n'est plus un gouvernement et se doit de dégager l'État.

Ne pas le comprendre et pousser au maintien du statut quo comme s'y inclinent certains diplomates à un "coeur joie méchant" peut provoquer une belligérance interne, génératrice d'une guerre civile préjudiciable à la paix sociale et internationale. Ce penchant malsain, qui contrevient aux droits internationaux de l'État et du peuple haitien, cache mal un état d'esprit discriminatoire d'insignifiance qu'on veut opposer à la grandeur historique de la Première République noire du nouveau monde. 

L'Association des Entrepreneurs de l'Artibonite ( AEA), fidèle à sa philosophie de responsabilité sociale, en appelle au Pape, au Sant Egidio du Vatican pour obtenir des acteurs internationaux impliqués dans la crise haitienne le respect des principes moraux de la médiation internationale et de la volonté du peuple haitien exprimée favorable à un changement immédiat de gouvernance, qu'il faut souhaiter ordonné, réaliste,  responsable. Cette association encourage aussi les acteurs nationaux à faire preuve de modération et  tenir compte scrupuleusement de la représentation et de la représentativité des intérêts vitaux des provinces et de leur attachement ferme à une décentralisation effective mettant fin aux inégalités territoriales et sociales dans le cadre d'un processus dynamique de développement durable. 

Gonaïves, le 4 février 2024

Pierre Robert Auguste 

Président

mercredi 20 décembre 2023

MESSAGE DE FIN D’ANNEE DE L’ASSOCIATION DES ENTREPRENEURS DE L’ARTIBONITE (AEA

MESSAGE DE FIN D’ANNEE DE L’ASSOCIATION DES ENTREPRENEURS DE L’ARTIBONITE (AEA)

L’année 2023, qui tire vers sa fin, est la plus éprouvante pour les milieux des affaires.

Particulièrement, dans l’Artibonite, l’insécurité, tolérée à dessein politicien inavouable,

provoque la rupture d’approvisionnement, la fermeture de certaines entreprises, des faillites

non déclarées par convenance ou gêne, des licenciements, le ralentissement des activités

agricoles, un taux très élevé de l’inflation, des dysfonctionnements professionnels généralisés.

L’économie régionale s’est effondrée sous l’œil indifférent de ceux-là qui prétendent exercer

les fonctions étatiques. Tout aussi indifférent devant des crimes abominables.

Pour redresser cette situation, il faudra au moins une génération à condition que de bonnes

mesures s’enchaînent à la revitalisation des activités économiques, à la facilitation,

l’encouragement des innovations, à l’élimination des obstacles institutionnels qui freinent les initiatives entrepreneuriales. Le concentrationnisme de l’administration centrale est anachronique, contre-productif, idiot même. On est au 21e siècle, Haïti ne peut survivre avec les réflexes coloniaux. Le « tout par et pour la métropole « est devenu tout par et pour Port￾au-Prince. Le « tout par et pour les colons » est remplacé et systématisé par tout par et pour les oligarques. On en est venu dangereusement à entretenir des milieux infrahumains dans les zones rurales, dans les ghettos urbains et suburbains. Même des secteurs d’investissement comme les ports, les zones franches etc. sont considérés comme des réserves patronymiquesde la grande famille élargie des prédateurs de l’Etat, des détrousseurs traditionnels de la société, sans que cela soit prescrite par la loi, ni acceptable par la conscience humaine. Au lieu de promouvoir, encourager, élargir le bataillon des investisseurs dans les provinces, on tend à le réduire. Des projets importants, générateurs de nombreux emplois tardent à être soutenus dans le Nord-Est, dans l’Artibonite. L’incident du port de Saint Louis du Sud ravive l’impression que les pratiques discriminatoires pèsent encore sur les territoires régionaux.

Dans cette période de crise exceptionnelle, de graves difficultés d’approvisionnement, des entrepreneurs gonaïviens, voulant recourir à des importations directes, se sont vus opposer le blocage du port sous l’empire d’une mesure gouvernementale aussi insensée que préjudiciable. Les provinces ne demandent qu’à voir préserver leurs droits économiques. Il faut changer globalement l’Etat, la Société, et les coutumes individuelles pour faciliter un saut gigantesque vers le progrès économique et social. L'investissement de nos frères et sœurs vivant à l’étranger ne doit plus être perçu comme un acte d’adversité qu’on permet à certains de décourager, déconstruire, déstabiliser surtout dans le domaine foncier. Au contraire, des structures administratives sont à aménager pour attirer leurs investissements et attribuer une prime sous forme d’exonération conditionnelle à ceux qui investissent dans leur milieu d’origine. Ainsi, pourront naître et se multiplier des pôles régionaux endogènes de développement durable.

Pour en donner l’exemple, l’association des entrepreneurs de l’Artibonite (AEA), aura construit en 2024 le pôle de développement de l’Artibonite en collaboration des universités locales UPAG, EDSEG, UNDH/UDERS des Gonaïves, des compétences natives et toute autre unité volontaire de formation et de recherche. Le Conseil de l’AEA se réjouit qu’un nouveau groupe de cadres nationaux, Haïti-Richesses, informé de ce projet, tienne à en participer. Le développement ne peut venir généralement que du partenariat entre l’université et les entreprises, l’Etat jouant son rôle de locomotive intelligente. Que ce modèle soit suivi par les autres départements jusqu’à en constituer un réseautage national solide !

Les milieux des affaires ont beaucoup perdu cette année. Les dirigeants ne s’en soucient guère. Des mesures de compensation doivent être prises en leur faveur, particulièrement, ceux de Martissant à la pointe de la Grand’Anse, de Laffiteau à la dernière limite du Nord Est.

L’Association des Entrepreneurs de l’Artibonite (AEA) n’a cessé de demander et revendique encore que l’argent, réservé autrefois aux parlementaires pour des dépenses d’appoint, soit reconverti en un fonds de garantie au développement de l’entreprenariat régional et que soient prises instamment des mesures compensatoires pour redynamiser l’économie de l’Artibonite, prioritairement l’agriculture, à la suite d’une large concertation soucieuse d’éviter les déséquilibres inégalitaires.

Dans moins de 15 jours, on sera parvenu au premier janvier, la date du 220ème anniversaire de l’Etat national, le premier pays qui a rendu universelle l’humanité et déconstruit l’esclavagisme. Que va-t-on célébrer ?

La honte de liquider l’héritage et le patrimoine précieux des Pères de la Patrie?

- La honte de transformer la liberté en un droit d’oppression économique, sociale, culturelle,

politique des plus forts sur les plus faibles?

- La honte de travestir notre égalité de peuple en un devoir de dépendance, de soumission en

échange de quelques sous à détourner à des utilités personnelles injustifiable?

- La honte de trahir la fraternité par absence de sensibilité et solidarité sociales?

A force de bafouer les valeurs morales qui ont pu faire naître notre pays, nous en perdons les repères, nous le transformons en une jungle infrahumaine où la vie s’effrite en voie dedisparition. Tant que nous n'aurons pas reconnu la prééminence de ces valeurs morales et d’autres généralement acceptables dans l’administration de la chose publique, la gestion des entreprises, la conduite des rapports sociaux et humains, nous n’aurons jamais une vie normale et digne, ni ne pourrons non plus prétendre droit à la reconstruction de ce pays, non plus au respect de son droit international par les autres États et peuples.

C’est le vœu de l’association des entrepreneurs de l’Artibonite (AEA) pour qu’avec courage, détermination, persévérance, nous fassions primer les valeurs morales sur la cupidité, l’insensibilité sociale, l’égoïsme, la haine, la jalousie, l’attachement à la médiocrité, l’adversité à l’entreprenariat. Que désormais Haïti soit une communauté mobilisatrice d’initiatives pour la création et la distribution équitable de la richesse!

Courageuses fêtes de fin d’année à tous !

Gonaïves, le 20 décembre 2023

Pierre Robert Auguste 

Président 


jeudi 14 décembre 2023

VÉRITÉ EN-DEÇA DU MORNE L'HOPITAL, ERREUR AU FOND DE LA MER DES CARAÏBES

CE QUE JE PENSE

Par Pierre Robert Auguste

La cause de l'échec des négociation, coordonnées par les émissaires de la Caricom, se décline simple. L'absence d'une référence institutionnelle ou l'ignorance volontaire des prérogatives juridiques de la Constituion ouvre des autoroutes, certes accidentées,  à tous les abradacabra comme  solutions de sortie de crise. Chacun veut à lui seul tout le pouvoir contre tous les autres.  Le fait que l'Etat n'est incarné par personne, par aucun antagoniste, on les perçoit déchirés comme auto-jobeurs ou agents commis de placement administratif.  Le fait évident que les éminentes personnalités de la Caricom n'ont su rassurer qu'ils sont des médiateurs et non des envoyés de Washington et du Core Group pour sauver le Premier Ministre Ariel et maintenir un plan occulte provoque et amplifie  des irritants. Elles ont tous perdu, les trois parties, le Caricom, le Gouvernement d'Ariel, ses opposants admis aux discussions. Elles se confondent toutes dans un cynisme hostile au peuple.

Cependant, il faut continuer à négocier. Cette fois-ci avec le sérieux et l'incarnation des valeurs morales et humaines. La route à prendre c'est de retourner plus près de la Constitution et tirer de son esprit un Président de la République issu du pouvoir judiciaire, quand bien même  ce serait à l'échelon le plus bas,pour vu qu'il soit auréolé de l'intégrité et de la force de caractère nécessaires. Jouissant de ses prérogatives présidentielles, il constatera ce gouvernement démis et en appellera à des propositions pour la formation d'un autre suivant les principes d'incarnation préalablement concertés et convenus entre les protagonistes, tout en veillant à la représentativité équitable. Pendant que dure  cette nouvelle phase transitoire, toute poursuite judiciaire  sera suspendue en raison des faits liés aux crimes administratifs.

Tout ce dont Haïti a besoin et qui lui manque encore aujourd'hui c'est un réseau d'hommes et de femmes d'Etat qui comprennent ce qu'il faut faire pour traiter avec l'Internationale, pour sauvegarder l'intégrité du pays, reconstruire la cohésion sociale, fonder la réconciliation nationale, éliminer les nuisances pertubatrices des oligarques, redonner espoir et renouer les contemporains aux idéaux de grandeur, à la conscience de leur humanité universelle, aux rêves possibles de progrès économique, social, culturel. Messieurs et mesdames. N'avez-vous pas peur que la désespérance sociale ne devienne populaire, ensanglante les tripes, particulièrement les vôtres? 

Pierre Robert Auguste

vendredi 8 décembre 2023

LES FAUTEURS DE PARADOXES

CE QUE JE PENSE

LES FAUTEURS DE PARADOXES 

Par Pierre Robert Auguste 

   Au moment où les émissaires de la Caricom entament avec les parties haitiennes les pourparlers sur leurs propositions de solution à la crise compliquée d'Haiti, deux questions fondamentalement logiques s'invitent tout naturellement  entre les intervenants choisis inégalement. Quel est le fondement juridique des propositions concoctées par la Caricom? La Constitution,  au nom de laquelle des actes judiciaires  et administratifs sont décidés jusqu'à date,  a-t-elle été suspendue?

Une kyrielle d'autres s'enfilent et  peuvent déranger les sophistes de la communauté internationale qui,enivrés par le désir effrené de puissance,oublient que la respectabilité morale exige une certaine décence intellectuelle. C'est à se demander ce qu'ils entendent en Haiti par Etat de droit. Comment associent-ils à Haiti les droits et prérogatives définis par  la Charte de l'ONU comme attributs essentiels de chacun de ses membres? Qui des envoyés de la Caricom peut fournir l'exemple référencé chez lui du maintien d'un dirigeant dont le bilan est nihiliste, économiquement dévastateur,  politiquement destructeur, socialement inhumain?

Certes, les teasers de Caricom , obnubilés par le syndrome pro-américain de l'haitien et la domination américaine de la politique haitienne, pourraient céder aux illusions de la facilité,croire trop faibles les partis,opposants à Ariel pour ne pas accepter l'aubaine,si aubaine y aura, de participer d'un gouvernement de coalition nationale, allant jusqu'à supposer que Washington ne puisse lâcher Ariel au dernier moment décisif, se refusant de comprendre que l'échéance du 7 février  2024 reste la date de résurrection de l'opposition et celle des funérailles du Gouvernement d"Ariel et consorts. Ils doivent se rappeler que même faible l'opposition est indispensable à la démocratie. 

Et qui représente le peuple haitien dans ce film fantasmagorique aux séquences de démagogie, de bluffs, d'indécence déhumanisante? Tous se persuadent de le représenter. Personne n'est son digne représentant. Le peuple n'attend  que soient révitalisées, la sécurité pour  circuler librement  sans crainte, l'économie pour espérer au moins le pain quotidien. Se succéderont les élections, non pas n'importe lesquelles mais les bonnes. Quoi qu'elle prétende, la Communauté internationale n'en a pas encore inscrites à son actif en Haiti.  Tout ce que je vois depuis ne sont que des fauteurs de paradoxes. 

PRA

vendredi 24 novembre 2023

LA DÉRAISON GOUVERNANTE

 

CE QUE JE PENSE


LA DÉRAISON GOUVERNANTE


Par Pierre Robert Auguste 


Quand, au 21e siècle, on aura voulu référencer un modèle de déconstruction savante d'un Etat, Haiti en offrira l'illustration complète.  Accélérée depuis 2006 par les puissants de l'international occidental fatigués de devoir financer le dispendieux calendrier électoral exigé par la Constitution,   la déconstruction de l'Etat national conduit à un système de déraison qui gouverne les  esprits, fourvoie dans l'extra-légalité,divise dans la recherche du compromis pour le coup de force de déblocage. Car, on en est arrivé à ce point affligeant qu'il n'y a point de solution légale ou constitutionnelle à la dévastatrice crise politique, à la meurtrière crise sociétale, à la destructurante crise économique. Le Blanc en est le premier coupable. Mais il ne veut pas en assumer les conséquences. L'haitien en est le complice exalté comme un petit vicié de l'aide internationale et d'accointances morganatiques "blancomaniaques".  Ils sont tous sanctionnés par l'indifférence de la majorité qui ne croit plus, qui attend l'éveil de la révolte. Enfin le peuple commence à comprendre que sa solidarité est sa seule garantie, sa seule sécurité et que la peur est l'antichambre de cette mort programmée contre son destin.

Le plus effarant,le plus déconcertant reste le manque total de sincérité des acteurs. Ceux qui s'agitent sur la scène en Haiti savent qu'il est impossible aujourd'hui de prendre le pouvoir contre les américains. Les américains ne peuvent avouer que leur principal intérêt est d'imposer leurs points de vue constitutionnels, d'enfanter leur gouvernement au travers d'apparentes élections. Les autres membres ,canadien,français,,onusien commandité, de l'international ne peuvent dire qu'ils ne s'en remettent qu'aux américains dans le dossier. L'ONU ne peut se désavouer comme comparse. La CARICOM ne peut affirmer son incapacité. Ils sont tous englués dans un jeu de dupeurs-dupés consentants... La crise haitienne n'étant pas une priorité internationale. Aucun d'eux n'a le courage d'admettre que toute solution extralégale sera un coup de force et pour cela nécessite de déclarer officiellement en veilleuse la Consitution ou ses articles devenus inopérants. La fidélité à l'état de droit commande ce minimum de décence.

Malgré tout, de nouvelles données géostratégiques apparaissent plus préoccupantes. La destruction de l'Etat est suivie de la désintégration sociale, de l'écrémage démographique et, probablement bientôt, de la dévalorisation foncière. Que faire?

Si la déraison tend à devenir un système avalisant les bêtises, l'esprit doit mobiliser la logique pour faire triompher la morale et sauver l'humanité qui est une dans ses diversités. La déraison, qui travestit le droit international est une violation des principaux moraux qui fondent ce droit et lui assurent la respectabilité. Le soutien extérieur à un gouvernement qui n'a aucune cohésion interne, ni assises populaires est un chèque en blanc sans banque domiciliée  

Pierre Robert Auguste

Président de l'Institut du Changement Global ( ICGH )